Comment les brasseurs résistent à la crise
- Publié :
- Modifié :
- Auteur : Camille BOURIGAULT
Mais une autre difficulté vient impacter les brasseurs. En effet, avec la fermeture des bars, cafés et restaurants, on aurait pu s’attendre à un fort report des consommateurs sur la grande distribution. Seulement il semblerait que les Français aient plutôt choisi de ralentir leur consommation. Pour autant, Maxime Costilhes souligne la bonne attitude des distributeurs en cette période de crise. « La grande distribution a fait un travail exceptionnel malgré les circonstances difficiles. Il est vrai que les premières semaines ont été difficiles car la priorité était aux rayons épicerie et hygiène. Mais nous avons eu un très bon dialogue et certains ont même proposé de payer directement les commandes à la livraison, une très belle initiative. »
250 000 masques déjà commandés
Pour soutenir ses adhérents, mais aussi l’ensemble des brasseries qui le souhaitent, le syndicat réalise depuis le début de la crise un soutien très fort auprès des acteurs de la filière grâce à des appels ainsi que des webinaires pour bénéficier de l’aide d’ experts comptables et d’experts en droit social. Il organise également la sortie de crise en négociant avec le gouvernement des mesures d’ allégement de charges, d’étalement des amortissements, ou tout simplement d’exonération. « Il faut que les brasseurs sachent ce qu’ils devront payer in fine, affirme Maxime Costilhes. Pour l’instant on parle de report, mais il ne faut pas qu’ils se retrouvent à devoir tout régler d’un coup, plus tard dans l’année, car pour certains cela sera impossible. » Pour garantir une reprise dans des conditions de sécurité sanitaire satisfaisantes, le syndicat a également commandé 250 000 masques , ce qui devrait permettre aux brasseurs qui en bénéficieront de tenir jusqu’à la fin du mois de juin. Car le délégué général ne l’oublie pas, « l’étape la plus dure est celle qui arrive, celle de la sortie de crise ». « Heureusement, nous sommes dans une filière avec un bon état d’esprit, très solidaire et où il y a une bonne gestion collective », conclut Maxime Costilhes sur une note optimiste.