Le secteur des vins et spiritueux vent debout contre les renégociations de prix
En réponse à la demande du Gouvernement de rouvrir les négociations commerciales, la Fédération française des spiritueux, la Fédération française des vins d’apéritif et l’Union des maisons et marques de vin appellent les distributeurs à la raison.
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Auteur : Ugo BRUSETTI
« Une déflation généralisée sur les prix n’est pas envisageable. » Alors que le Gouvernement vient d’appeler à la réouverture des négociations commerciales entre la grande distribution et leurs fournisseurs, le message de la Fédération française des spiritueux , la Fédération française des vins d’apéritif et l’ Union des maisons et marques de vin , qui représentent la très grande majorité des entreprises du secteur, est on ne peut plus clair. Dans ce communiqué de presse daté du 31 mai, elles expliquent que « en 2022, de nombreuses entreprises du secteur ont fait le choix de ne pas répercuter les hausses de coûts de production » , les obligeant « à diminuer leur marge. »
Il est vrai que la hausse de prix sur ces rayons a été nettement moins importante que celle constatée sur l’ensemble de l’alimentaire en grande distribution. Selon Circana , sur une année arrêtée en mai 2023, tous circuits confondus, les tarifs sur l’alimentaire ont en effet bondi de + 16,1 %. Dans le même temps, les spiritueux et les champagnes ont vu leurs prix grimper de + 7,4 %. Toujours d’après Circana, l’inflation sur les vins tranquilles s’élevait à + 9,7 % sur 12 mois arrêtés en février 2023.
Les entreprises du secteur en profitent pour rappeler que depuis le début de l’année, de nouvelles hausses de coûts de production sont intervenues, notamment sur le verre (de + 20 % à + 40 %) et qu’en conséquence, « elles ont dû faire face à une détérioration inédite de leurs résultats et de leur trésorerie et même, emprunter à court terme pour assurer la production. » Le communiqué conclut qu’une « nouvelle détérioration des marges de nos entreprises constituerait une menace pour leur pérennité et pour les investissements et les emplois qu’elles génèrent. »