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Scandale

De nouvelles analyses réalisées chez Perrier

Quelques quatre millions de bouteilles d'eau minérale Perrier sont bloquées par les autorités sanitaires après des analyses non conformes sur le site de Vergèze, dans le Gard.
  • Publié :
  • Modifié :
  • Auteur : Justine Bessaudou
De nouvelles analyses ont été réalisées sur le site de Perrier récemment, bloquant temporairement la production.

De nouvelles analyses ont été réalisées sur le site de Perrier récemment, bloquant temporairement la production.

L'affaire a comme un air de déjà vu. Selon la cellule investigation de Radio France, les deux forages dédiés à la production d'eau minérale sur le site de Vergèze, dans le Gard, ont été suspendus la semaine dernière. Pour l'un d'eux, la mise à l'arrêt aurait duré près d'une semaine, du 23 au 28 novembre. En cause : la détection de nouvelles contaminations bactériennes. Quatre millions de bouteilles seraient toujours bloquées sur le site historique de Perrier.

Contactée par la rédaction, la communication de Nestlé Waters confirme l'arrêt provisoire des deux puits, l'un pour une simple coupure de courant, l'autre suite à une analyse présentant des anomalies. Toutefois, "l'ensemble des analyses de vérification réalisées par la suite ont écarté une quelconque contamination, souligne le minéralier. En effet, toutes ces analyses complémentaires confirment qu'il n'y a pas de déviation microbiologique de notre forage. Après une suspension temporaire, la production a repris, conformément aux échanges avec l'ARS." Avant d'ajouter : "Par ailleurs, le fait que des palettes soient bloquées sur notre site, à titre de précaution, fait partie de notre protocole de gestion intégrée de la qualité. Il s'agit de la procédure habituelle et nous sommes dans l'attente de la décision de l'ARS à leur sujet."

Face à cette situation, la réaction de la sénatrice écologiste de Paris, Antoinette Guhl, ne s'est pas fait attendre. “La transparence auprès des consommateurs doit primer sur les intérêts de Nestlé, a-t-elle indiqué par voie de communiqué de presse. On ne ferme pas des puits pendant cinq jours pour un simple incident technique.” L'autrice de la première mission d'information du Sénat et vice présidente de la commission d'enquête sur les eaux en bouteille annonce saisir immédiatement la ministre de la Santé. “Cela fait trois ans qu'on découvre des contaminations répétées et des fraudes avérées. Si quatre millions de bouteilles sont bloquées, c'est qu'il y a eu un risque sanitaire. Les consommateurs ne doivent plus être pris pour des idiots, ajoute Antoinette Guhl. On ne peut plus se contenter des explications de Nestlé Waters. Après une fraude évaluée à plusieurs milliards d'euros, après des années de non-conformités, il est temps que l'État reprenne totalement la main. La sécurité sanitaire des Français n'est pas négociable.

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