D’après Nielsen, le marché du bio continue de progresser en grande distribution, sous l’impulsion d’une offre croissante. Reste que cette consommation est cantonnée à une partie de la population et qu’une saturation pourrait se profiler en magasins.
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Auteur : Ugo BRUSETTI
Des parts de marché grignotées
Le chiffre d’affaires du bio en grandes surfaces est de cinq milliards d’euros sur une année. Ce qui porte à 4,8 % sa part de marché sur le total PGC-frais LS . Nielsen estime que le bio peut s’offrir 11 % du gâteau à l’avenir. Si elle a gagné plus de trois points de pourcentage sur les 10 dernières années, près de deux ont été grattés depuis 2016.
Toujours plus de références
Si la croissance des ventes de produits bio en grande distribution entre 2018 et 2019 s’établit à + 20 %, le consommateur se voit proposer chaque année 25 % de produits bio en plus en magasin ! A noter que les hypermarchés sont déjà arrivés à un point de saturation en termes de références. La voie de la croissance se trouve donc surtout dans le circuit des supermarchés selon Nielsen.
Des marques omniprésentes
Le moteur de la croissance reste très largement entre les mains des marques nationales. Elles assurent en effet 70 % de la progression aux côtés des marques de distributeurs. Ce chiffre est stable depuis quatre ans. Selon Nielsen, afin de toucher le plus grand nombre de consommateurs, les marques devront travailler leur portefeuille produits sur les axes de naturalité, RSE, et pourvu de moins d’emballages.
Des achats concentrés
Deux achats de produits bio sur trois restent concentrés sur 20 % des Français , plutôt aisés, cadres et parisiens. Ils contribuent à hauteur de 76 % aux gains de ce marché bio. Le phénomène nouveau concerne les familles avec jeunes enfants qui deviennent de gros consommateurs, voyant dans le bio une garantie pour préserver la santé de leurs enfants.