Pour les brasseurs, cette surtaxation est « insensée », « injuste » et « dangereuse ». « Injuste,parce que seule la bière est taxée, avance-t-on au sein de l’association Brasseurs de France. Celle-ci ne représente que 16% de la consommation d’alcool en France. Cette taxe ne prévoit pas de toucher les autres alcooliers. Injuste aussi, parce que la mesure amputera le pouvoir d’achat des consommateurs puisque le prix de vente pourrait augmenter jusqu’à 30%, selon les produits et selon les circuits. C’est un produit populaire et convivial dont les consommateurs vont ainsi se trouver privés. »
Cette hausse des taxes aura un impact de 40 centimes au demi dans les bars et provoquera une hausse de prix + 17 % à + 28 % sur les produits vendus en grande distribution.
Une action est en cours avec l’Association des Brasseurs de France (ABF) pour amender l’article 23 du Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale (PLFSS) 2013. Objectif : ramener la hausse à un niveau plus « raisonnable ».
Partout en France des bannières s’affichent sur les mûrs des brasseries, sur fond de « + 160 % de taxe que la bière, qui va trinquer ? ». Le projet de Loi du PLFSS devrait être examiné ces prochains jours au Parlement. 49 députés de tous bords, principalement élus du Nord et de l’Est, se sont d’ores et déjà opposés au projet de taxation de la bière dans un courrier envoyé au Gouvernement jeudi dernier. Le temps presse. Et les brasseurs sont sous pression.