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Les brasseries indépendantes en appellent au gouvernement et réclament plus d’équité

Les dernières mesures annoncées en faveur de la filière viticole ont ravivé la colère des brasseurs indépendants. Leur syndicat interpelle le gouvernement afin de mettre en place des mesures concrètes et équitables pour la filière brassicole.
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  • Auteur : Camille BOURIGAULT
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Quelques semaines après leur dernier appel à l’aide , les brasseries indépendantes reviennent à la charge et interpellent le gouvernement. «  Alors que nous crions à l’aide depuis bientôt un an , le gouvernement français reste muet face à la crise majeure qui touche les brasseries artisanales et indépendantes de France et d’Outremer  », déplore leur syndicat, le SNBi .

Et l’enveloppe de 230 millions d’euros qui vient d’être allouée aux vignerons indépendants n’a fait que raviver l’incompréhension du SNBi quant à l’inaction de l’État face à leur détresse. En effet, une brasserie sur 10 envisage une fermeture en 2024 d’après le dernier rapport du syndicat.

Ainsi, le SNBi réclame aujourd’hui des actions concrètes. À savoir :

  • Une aide exceptionnelle de 20 millions d’euros pour soutenir la trésorerie des brasseries indépendantes

  • La mise en place de droits d’accises similaires aux viticulteurs (à ce jour la fiscalité est plus élevée pour les brasseurs)

  • Le droit de vendre leurs bières directement à la brasserie, même sans licence, tout comme les vignerons peuvent le faire sur leurs domaines.

  • Une revalorisation de la consigne du fût de bière de 30 € à 70 € afin d’éviter les vols.

« Le SNBi espère que la voix des brasseries artisanales et indépendantes sera cette fois-ci entendue, conclut Jean-François Drouin, président du syndicat. Les aides demandées sont indispensables à la survie de nos petites structures et des 6 500 emplois qu’elles représentent.  »

snbi

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