Journal de bord d’un dry january (épisode 2)

17 janvier 2022 - Camille BOURIGAULT

Journaliste de la rédaction de Rayon Boissons, Camille Bourigault teste le dry january. Chaque lundi, elle vous raconte sa semaine et ses expériences de consommation sans alcool. Épisode 2 avec la seconde semaine du challenge, plus tentante que la première !

spritz sans alcool Lyre's

Jour 11 : mardi 11 janvier 2022 

L’avantage du dry january, c’est qu’on peut boire… tous les jours ! Ce mardi soir, là où d’ordinaire je n’envisagerais jamais de me faire un cocktail, je décide de me préparer un petit Spritz version zéro. Pour ça, j’assemble l’Italian Spritz de Lyre’s et le Classico Grande de la même marque. Premier point positif, les bouteilles en jettent et je retrouve le rituel de préparation auquel je suis habituée en tant qu’amatrice de ce cocktail. Le bouchon qui saute, les bulles, la mousse, la couleur orangée du cocktail… Tout y est ! En bouche, c’est un peu différent. Le goût n’est pas tout à fait identique à la version alcoolisée, moins complexe et acidulé que dans mes souvenirs d’avant dry january ! Malgré tout, la boisson obtenue est agréable et parfumée et j’ai le plaisir d’avoir créé mon cocktail. À noter toutefois que, comme c’est le cas pour beaucoup de boissons à 0°, vous ne ferez pas d’économie en arrêtant l’alcool. Sur internet on retrouve le pack d’une bouteille d’Italian Spritz et de deux bouteilles de Classico à 43 euros.

 

 

Jour 12 : mercredi 12 janvier 2022  

Aujourd’hui, j’invite mes collègues à boire un petit verre à la pause de 16 h. Je leur propose de découvrir la nouvelle Guinness 0,0 %. En tant qu’aficionado de bière, j’ai hâte de la goûter. Au service, je ne suis pas déçue. La canette est équipée de la célèbre bille flottante inventée par Guinness qui, grâce à l’azote qu’elle contient, apporte cette texture crémeuse si particulière à la bière noire. Puis vient le moment de goûter. Le côté torréfié est bien présent, l’amertume également, le sucre aussi ! Pour ma part, je trouve cette recette un chouilla exubérante, les brasseurs n’ayant pas voulu perdre de saveurs en ôtant l’alcool et ça se sent ! Mes collègues sont bluffés et, miracle, ceux qui aiment la Guinness, l’apprécient et ceux qui ne l’aiment pas… aussi. Une pause bière au bureau réussie grâce au dry january.

 

Mikkeller

Jour 13 : jeudi 13 janvier 2022 

À l’approche du week-end, l’envie de déguster une petite bière bien fraîche se fait sentir. Heureusement, j’ai fait le plein sur le site Une Petite Mousse de petites pépites sans alcool artisanale. Du moins, je l’espère. Ce soir je goûte donc une Energibajer du brasseur danois Mikkeller. Dès l’ouverture de la bouteille, c’est une explosion de parfums digne d’une IPA que je retrouve dans cette wheat ale, avec des odeurs de pamplemousse et des notes herbacées. En bouche, le constat est le même. Cette bière est rafraichissante et à l’aveugle, je ne suis pas sûre de pouvoir dire que c’est une sans alcool. Mon conjoint, qui essaie de faire amende honorable depuis son « faux pas » du week-end dernier, est lui aussi bluffé : « Wahou c’est super bon, ça s’appelle comment déjà ? », m’interroge-t-il. « Dommage que ce soit imprononçable », remarque-t-il en souriant à la lecture de l’étiquette ! 

 

 

 

Jour 14 : vendredi 14 janvier 2022 

Cidre Sassy sans alcool

Ce soir, c’est la Chandeleur en avance à l’appartement ! En bons Bretons, on sort le billig (cf. photo) et c’est parti pour une soirée crêpes. Mais que serait une crêpe sans cidre ? (Oui, il y a des habitudes bien ancrées) Je vous entends déjà dire : « oh il n’y a pas beaucoup d’alcool dans le cidre, ça ne compte pas ! » Eh bien dans un cidre brut, il y en a autant que dans une Heineken par exemple. Et comme j’ai promis à mon chef de ne pas craquer et qu’il suit mon journal de bord, vous vous doutez bien que j’avais une solution… Le cidre 0° bio de Sassy. Et là, c’est la révélation : mon coup de cœur de la semaine ! Cette recette de demi-sec est incroyablement proche d’un cidre alcoolisé. On y retrouve ses arômes fermentés typiques. Au point que je revérifie trois fois la bouteille : non non, c’est sûr il n’y a pas d’alcool dedans, mais qu’est-ce que c’est bon ! Et ce n’est pas rien qu’une Bretonne vous dise cela d’une marque normande…

 

 

Jour 15 : samedi 15 janvier 2022

Ce week-end, escapade à Angers. Vous allez me dire que je joue avec le feu. Mais ce qui me vient tout de suite à l’idée, c’est d’aller visiter la fabrique Cointreau, cette célèbre liqueur à l’orange. Avec mon conjoint, nous découvrons donc pendant une heure et demie les secrets de cette marque ligérienne et admirons les alambiques en cuivre avec curiosité. À la fin de ce parcours très intéressant, bien sûr, une dégustation s’impose. Alors que je m’apprête à annoncer mes bonnes résolutions au guide, j’arrive devant un cocktail déjà préparé pour moi : un cointreau fizz. Je regrette amèrement que la version sans alcool du Cointreau n’existe pas à ce jour et résiste malgré la forte tentation. De retour de la visite, récompense avec un petit apéritif et, cette fois, je ne cherche pas à substituer l’alcool par une version 0. J’opte pour Cœur de Pom’, le pétillant à la pomme des Jardins de l’Orbrie, en version framboise. Finalement je me régale… et je réapprends à apprécier du soft à l’apéro, fière d’avoir tenu une semaine de plus. À lundi prochain.

 

Les alambiques de Cointreau

Les alambiques de Cointreau.

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