Taxes sur les boissons : le communiqué de la Fédération Française des Spiritueux
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"François Fillon, Premier Ministre, a annoncé une hausse de la fiscalité sur les « alcools forts », signe d’une nouvelle stigmatisation d’une filière déjà très lourdement taxée dont le dynamisme local pourrait être fortement mis à mal.
Un argument de santé publique sans fondement. Il n’existe pas d’alcool fort ! L’entêtement du Gouvernement à utiliser le terme « alcool fort », alors qu’aucune donnée scientifique ne permet de différencier les boissons alcoolisées entre elles, renforce la stigmatisation des spiritueux . Quelle que soit la boisson consommée, la quantité d’alcool pur contenue dans un verre standard est, en effet, identique comme l’indique l’INPES*.
La hausse des prix n’a jamais été une réponse pertinente face à la consommation excessive de boissons alcoolisées. Le Gouvernement s’est toujours refusé à prendre les mesures qui s’imposent, notamment en précisant les seuils à partir desquels commence la consommation à risque. Un effort demandé aux seuls producteurs de spiritueux.
En cette période de crise économique liée à l’endettement des pays, les efforts doivent être équitablement répartis et non reposer, une nouvelle fois, sur les seules boissons spiritueuses. « Le Gouvernement annonçait des mesures équitables ne portant pas prioritairement sur les PME. Or, notre filière est constituée de 95% de PME représentant 100 000 emplois. Nous constatons que nos produits font, une fois de plus, l’objet d’un traitement particulier et discriminatoire , » regrette Jean-Pierre Lacarrière, Président de la Fédération Française des Spiritueux.
Une discrimination toujours plus forte et infondée. Les boissons spiritueuses sont d’ores et déjà les boissons alcoolisées les plus taxées, contribuant à hauteur de 83 % des recettes fiscales qui pèsent sur les boissons alcoolisées alors qu’elles ne représentent que 22,7 % de la consommation.
Depuis plusieurs années, la FFS appelle à une révision de la fiscalité dans le sens d’une taxation de toutes les boissons alcoolisées selon une assiette unique : la teneur en alcool. Les producteurs de spiritueux exigent davantage d’équité dans le cadre du plan de réduction du déficit public ."
*INPES Institut national de prévention et d’éducation pour la santé