Bourgogne : des incertitudes après une année 2021 exceptionnelle

24 mars 2022 - Chloé QUEFFEULOU

À l’occasion du salon biennal Les Grands Jours de Bourgogne qui a lieu du 21 au 25 mars, le Bureau interprofessionnel de vins de Bourgogne (BIVB) a dressé le bilan économique de l’année écoulée et présenté les défis à relever par le vignoble pour l’année 2022.

2021 aura été l’année de tous les records avec un chiffre d’affaires à l’export de 1,32 milliard d’euros, en hausse de + 28 % par rapport à 2020 pour 105 millions d’équivalents 75 cl exportés et, en France, un bilan en GMS de 318 millions d'euros en hausse de + 8,2 %. Sur ce circuit, la croissance est notamment tirée par les vins blancs du vignoble (+ 4,5 % en volume) et une belle reprise des crémants-de-bourgogne après une année 2020 difficile (+ 9,1 % en volume). « La plus belle année depuis 10 ans pour les crémants-de-bourgogne », souligne Laurent Delaunay, président délégué du BIVB.

Le BIVB explique ces chiffres par différents facteurs dont le redémarrage après la pandémie, la suppression des taxes Trump pour l’export (les USA redevenant le premier marché des vins de Bourgogne à l’export) et une anticipation de la raréfaction des vins compte tenu de la petite récolte 2021. « Nous recollons avec la tendance des 20 dernières années. En 2020 la stagnation était liée à la crise sanitaire, la croissance est repartie accompagnée d’un effet rebond », poursuit le président délégué de l’interprofession.

Le vignoble reste toutefois prudent et souligne le manque de visibilité pour 2022. La faible récolte 2021 (en baisse de - 32,5 % par rapport à la moyenne des cinq millésimes précédents) impacte en effet le volume des transactions sur les six premiers mois de campagne (- 34 % par rapport aux transactions du millésime 2020). Les transactions ont été très précoces sur ce début de campagne pour répondre à la dynamique des circuits de distribution et déjà 43 % du volume de la récolte 2021 ont été échangés. Les stocks sont aujourd’hui au plus bas. Des conséquences indirectes du conflit russo-ukrainien sur le pouvoir d’achat sont également craintes et, enfin, la hausse du coût des matières premières et de l’énergie va fortement impacter les prix du millésime 2021.

« Néanmoins, le vignoble s’appuiera sur la diversité de ses 84 appellations et la montée qualitative des entrées de gamme et des appellations régionales pour permettre de satisfaire au mieux la demande de tous les consommateurs », conclut Laurent Delaunay.

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