Visite guidée de la distillerie martiniquaise Saint-James
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Saint-James célèbre cette année les 250 ans de ses plantations. En 1765, le domaine appartenait à la congrégation des frères de la charité. Avant de rejoindre le groupe La Martiniquaise Bardinet en 2003, la marque a fait partie de la société Cointreau de 1973 à 1990, puis de Rémy Cointreau de 1990 à 2003.
Point fort de Saint-James : sa relative autonomie en matière d’approvisionnement. 50 % à 70 % de la canne utilisée par la distillerie provient de ses 300 ha de plantations situés aux alentours. Le reste est acheté à de petits producteurs également situés sur la côte atlantique (est) de La Martinique.
La récolte de la canne s’effectue de février à juillet, ce qui correspond ici à la période sèche. La coupe se fait essentiellement par mécanisation avec l’objectif d’un acheminement rapide vers la distillerie pour préserver la qualité de la matière première.
La distillerie Saint-James réalise le broyage, la fermentation, la distillation et possède des chais de vieillissement. La mise en bouteille s’effectue en Métropole pour le rhum blanc ou bien sur le site de Dillon-Depaz à Saint-Pierre (nord-ouest de l’île) pour les rhums vieux et toutes les cuvées destinées au marché local.
Après réception de la canne à sucre et vérification de sa qualité, celle-ci est traitée dans les 48 heures. Elle est défibrée puis broyée par un passage successif dans cinq moulins. Le jus ou « vesou » est fermenté grâce à des levures pour titrer 4,5° au bout de 18 à 24 heures.
Suite au broyage de la canne à sucre, la matière sèche résiduelle n’est pas perdue. Cette « bagasse » sert en effet de combustible pour la chaudière. Une chaleur qui permet à travers sa vapeur d’assurer ensuite le processus de distillation.
La distillation a lieu dans une colonne dite « créole » alimentée en continu qui permet d’atteindre le degré souhaité. Chez Saint-James, l’eau-de-vie coule en sortie d’alambic entre 65° et 75°.
Myriam Bredas, œnologue de la distillerie Saint-James, explique l’importance du processus de vieillissement. Si le rhum blanc est placé en cuve inox pendant deux mois minimum, l’eau-de-vie élevée sous bois (hors rhums vieux) séjourne dans de grands foudres de chêne pendant au moins un an.
De leur côté, les rhums vieux, qui possèdent au moins trois années d’élevage, sont placés dans de petits fûts de chêne. La distillerie compte 13 000 barriques. La maturation de l’alcool est particulière sous les tropiques avec une évaporation (perte) annuelle de 8 % contre une « part des anges » de 2 % à Cognac par comparaison. Par ailleurs, l’eau-de-vie vieillit deux à trois fois plus vite aux Antilles.
A l’extérieur de la distillerie, une fresque événementielle réalisée par un artiste rend hommage aux 250 ans de Saint-James. Elle met en valeur la Martinique, la canne à sucre, les barriques mais aussi la bouteille particulière au profil carrée de la marque. Cette forme imaginée à la fin du XIXème siècle permettait alors de stocker plus de flacons dans les cales des bateaux tout en limitant la casse.
Saint-James possède aussi une partie musée et réception de touristes qui accueille plus de 100 000 visiteurs par an. Le site se pose en concurrent majeur de l’habitation de Clément sur le créneau du « spiritourisme » en Martinique.
Cette partie musée est l’occasion pour les touristes de découvrir l’art de la distillation à travers des types d’alambics qui remontent parfois aux temps anciens…
Dans un décor de maison coloniale, tous les objets et éléments servant à l’élaboration du rhum sont présentés. Des tableaux montrent par exemple les différentes variétés de canne à sucre utilisées.
Le musée expose d’anciennes publicités de la marque dotées de symboles plus ou moins folkloriques. Et qui démontrent en tout cas l’ancienneté du marketing autour de Saint-James !
Un vaste bar clôture le circuit de visite. Il est tenu par du personnel en costume traditionnel. L’occasion d’avoir accès à l’ensemble des produits du N°1 des rhums agricoles français qui dispose localement de versions aromatisées.
Si la gamme Saint-James comporte plusieurs rhums blancs, elle a considérablement étoffé son offre de rhums vieux ces dernières années tout en montant en gamme. Cela, jusqu’à proposer en ce moment et en édition limitée une cuvée prestige pour les 250 ans. Positionnée à 800 €, cette offre ultra-premium rassemble seulement 800 exemplaires.
Saint-James célèbre cette année les 250 ans de ses plantations. En 1765, le domaine appartenait à la congrégation des frères de la charité. Avant de rejoindre le groupe La Martiniquaise Bardinet en 2003, la marque a fait partie de la société Cointreau de 1973 à 1990, puis de Rémy Cointreau de 1990 à 2003.
Point fort de Saint-James : sa relative autonomie en matière d’approvisionnement. 50 % à 70 % de la canne utilisée par la distillerie provient de ses 300 ha de plantations situés aux alentours. Le reste est acheté à de petits producteurs également situés sur la côte atlantique (est) de La Martinique.
La récolte de la canne s’effectue de février à juillet, ce qui correspond ici à la période sèche. La coupe se fait essentiellement par mécanisation avec l’objectif d’un acheminement rapide vers la distillerie pour préserver la qualité de la matière première.
La distillerie Saint-James réalise le broyage, la fermentation, la distillation et possède des chais de vieillissement. La mise en bouteille s’effectue en Métropole pour le rhum blanc ou bien sur le site de Dillon-Depaz à Saint-Pierre (nord-ouest de l’île) pour les rhums vieux et toutes les cuvées destinées au marché local.
Après réception de la canne à sucre et vérification de sa qualité, celle-ci est traitée dans les 48 heures. Elle est défibrée puis broyée par un passage successif dans cinq moulins. Le jus ou « vesou » est fermenté grâce à des levures pour titrer 4,5° au bout de 18 à 24 heures.
Suite au broyage de la canne à sucre, la matière sèche résiduelle n’est pas perdue. Cette « bagasse » sert en effet de combustible pour la chaudière. Une chaleur qui permet à travers sa vapeur d’assurer ensuite le processus de distillation.
La distillation a lieu dans une colonne dite « créole » alimentée en continu qui permet d’atteindre le degré souhaité. Chez Saint-James, l’eau-de-vie coule en sortie d’alambic entre 65° et 75°.
Myriam Bredas, œnologue de la distillerie Saint-James, explique l’importance du processus de vieillissement. Si le rhum blanc est placé en cuve inox pendant deux mois minimum, l’eau-de-vie élevée sous bois (hors rhums vieux) séjourne dans de grands foudres de chêne pendant au moins un an.
De leur côté, les rhums vieux, qui possèdent au moins trois années d’élevage, sont placés dans de petits fûts de chêne. La distillerie compte 13 000 barriques. La maturation de l’alcool est particulière sous les tropiques avec une évaporation (perte) annuelle de 8 % contre une « part des anges » de 2 % à Cognac par comparaison. Par ailleurs, l’eau-de-vie vieillit deux à trois fois plus vite aux Antilles.
A l’extérieur de la distillerie, une fresque événementielle réalisée par un artiste rend hommage aux 250 ans de Saint-James. Elle met en valeur la Martinique, la canne à sucre, les barriques mais aussi la bouteille particulière au profil carrée de la marque. Cette forme imaginée à la fin du XIXème siècle permettait alors de stocker plus de flacons dans les cales des bateaux tout en limitant la casse.
Saint-James possède aussi une partie musée et réception de touristes qui accueille plus de 100 000 visiteurs par an. Le site se pose en concurrent majeur de l’habitation de Clément sur le créneau du « spiritourisme » en Martinique.
Cette partie musée est l’occasion pour les touristes de découvrir l’art de la distillation à travers des types d’alambics qui remontent parfois aux temps anciens…
Dans un décor de maison coloniale, tous les objets et éléments servant à l’élaboration du rhum sont présentés. Des tableaux montrent par exemple les différentes variétés de canne à sucre utilisées.
Le musée expose d’anciennes publicités de la marque dotées de symboles plus ou moins folkloriques. Et qui démontrent en tout cas l’ancienneté du marketing autour de Saint-James !
Un vaste bar clôture le circuit de visite. Il est tenu par du personnel en costume traditionnel. L’occasion d’avoir accès à l’ensemble des produits du N°1 des rhums agricoles français qui dispose localement de versions aromatisées.
Si la gamme Saint-James comporte plusieurs rhums blancs, elle a considérablement étoffé son offre de rhums vieux ces dernières années tout en montant en gamme. Cela, jusqu’à proposer en ce moment et en édition limitée une cuvée prestige pour les 250 ans. Positionnée à 800 €, cette offre ultra-premium rassemble seulement 800 exemplaires.
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