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Millésime 2009 : pourquoi le prix des primeurs va s'envoler

  • Publié :
  • Modifié :
  • Auteur : F.G.

L’enthousiasme des propriétaires pour valoriser le fameux 2009 n’a fait que s’amplifier tout au long de la campagne des primeurs. Et pour cause : des distributeurs français aux acheteurs étrangers, en passant par la presse internationale, tous les observateurs saluent unanimement la qualité des vins. « Le Médoc et les Graves révèlent des équilibres parfaits au niveau de la structure, du fruit et de la maturité, juge ce régisseur de grand cru classé. Les vins sont à la hauteur des espoirs de la dernière vendange. »

Les sauternes promettent aussi une grande année de liquoreux alors que pomerol est au niveau. Seul Saint-Emilion se révèle plus hétérogène avec de fortes maturités pas toujours bien maîtrisées. Mais la qualité est globalement très bonne. Les notes de Robert Parker qui viennent de tomber le confirme.

Au-delà de l’aspect qualitatif, il semble que les châteaux vont pouvoir s’appuyer sur une demande à nouveau soutenue. Si la clientèle étrangère a boudé le millésime 2008 au plus profond de la crise économique, elle est de retour à Bordeaux avec la ferme intention d’acheter. Une impression confirmée par les chiffres de l’Union des grands crus qui attestent d’une hausse de la fréquentation des primeurs de + 44 %.

Les prix devraient donc s'envoler. Ceux des grands crus ne sont pas encore sortis mais déjà, les « petits » bordeaux laissent augurer d’une inflation de l’ordre de + 20 %. Pour les premiers grands crus classés, cela pourrait être plus important, autour de + 30 %. Histoire d’accrocher les prix du 2005.

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