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Interview de Bernard Magrez

« Je ne peux pas faire concurrence au négoce bordelais »

  • Publié :
  • Modifié :
  • Auteur : F.G.

Bernard Magrez a décidé de se séparer de ses châteaux bordelais, mis à part, bien entendu, ses quatre grands crus classés et les Grands Chênes. Il a confié à Rayon Boissons les raisons de ce choix stratégique.

Magrez ok

Quelles raisons vous ont poussé à vous séparer de vos châteaux bordelais, hors grands crus classés ?

B.M. C'était devenu une évidence. Je ne peux pas faire concurrence à des négociants qui commercialisent mes quatre grands crus classés. Ces derniers représentent 1,5 million de bouteilles vendues par la Place de Bordeaux. Et moi, je viendrais leur faire du tort en hypers et supers avec d'autres vins. Ce n'est pas cohérent.

Quels châteaux sont concernés ?

B.M. Guerry et Pérenne sont d'ores et déjà vendus et la cession de Tour Blanche devrait bientôt être finalisée. Pour autant, je reste propriétaire de nombreux domaines en France et à l'étranger que j'ai bien l'intention de continuer à proposer aux enseignes de la grande distribution. Je vais même accentuer ma présence sur les vins de la Vallée du Rhône, du Languedoc-Roussillon et de la Provence.

Si vous deviez à nouveau faire une acquisition sur Bordeaux, ce serait donc forcément un grand cru classé ?

B.M. Exactement ! Je suis aujourd'hui le seul propriétaire de quatre grands crus classés à Bordeaux et j'espère bien pouvoir en compter un cinquième. Le Médoc me plaît bien...

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