Négos 2022 : les distributeurs auraient accepté des hausses de + 3 %

7 mars 2022 - Jacques Bertin

Closes depuis le 1er mars, les négociations annuelles auraient débouché sur des hausses tarifaires moyennes de l’ordre de + 3 %. Selon le gouvernement, 80% des contrats étaient signés mercredi mais plusieurs dizaines de dossiers devaient encore être tranchés par le médiateur des relations commerciales.

C’est une première depuis près de dix ans. Dans les box des négociations commerciales annuelles, les distributeurs auraient accepté des hausses moyennes de tarifs de l’ordre de + 3 %, répondant pour partie aux demandes des fournisseurs. Selon le ministère de l’Économie et des Finances cité par Le Figaro, ce retour de l'inflation, lié au renchérissement des coûts de l’énergie et des matières premières, ne concerne que les produits alimentaires, « les tarifs des produits non alimentaires ayant fini en recul ».

Invité sur BFM Business jeudi dernier, le PDG de Système U, Dominique Schelcher, a confirmé cet atterrissage autour de + 3 %. « Nous avons négocié sous le nouveau cadre de la loi Egalim 2 qui sanctuarise une chose très forte, la part de matière première agricole, afin de mieux rémunérer les producteurs et l’objectif est atteint, s’est félicité le patron des U. Le revenu des agriculteurs a été protégé et, pour nous, c’était important. »

Selon le gouvernement, 80 % des contrats étaient signés mercredi matin, « dont la quasi-totalité pour les PME » et ce malgré le retard pris ces dernières semaines. Toutefois, le 2 mars, une soixantaine de dossiers étaient entre les mains du médiateur des relations commerciales, chargé de trouver une issue aux négociations dans l'impasse. Soit dix de plus qu'en 2021 et un niveau historiquement haut, indique Le Figaro.

Reste maintenant à observer quelle sera la conséquence de ces hausses tarifaires sur les prix en rayons. Une certaine flambée des étiquettes paraît quasi inéluctable. Ce qu’a confirmé Michel-Édouard Leclerc ce matin sur BFM TV : « Nous sommes déjà entrés dans une ère d’inflation depuis décembre. Celle-ci vient de la désorganisation et de la hausse du coût des transports pendant la sortie du Covid ainsi que de la loi Egalim 2 qui garantit une rémunération aux agriculteurs. » Suite aux négos, « dans les deux mois qui viennent, nous aurons donc une hausse moyenne sur l'alimentaire de + 3,6 % dans toutes les enseignes », affirme le président du comité stratégique de Leclerc. Lequel explique s’attendre à « des hausses ces deux prochains mois, des hausses avant l'été mais après la présidentielle, puis aux effets de la situation en Ukraine par la suite ».

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