Les soldeurs sont de plus en plus nombreux à s’affirmer sur le vin. A commencer par Noz et Max Plus , les deux enseignes majeures, qui se sont forgées au fil des ans une image qualitative sur le produit. Des noms tels que Stokomani, ID Stock ou Destock Ouest s’affirment eux aussi sur la dive bouteille. Et que dire d’O’marché Frais, qui appartient au groupe Alphaprim, dont les nouveaux magasins accordent au vin une large place et se permet même de faire des foires aux vins (cf. encadré ci-après).
Cette soudaine passion pour la vigne de la part des soldeurs n’est pas due au hasard. Marceau Vidrequin, patron de Bravo Les Affaires, y voit une explication très rationnelle. « Le principe même du déstockage est de récupérer des produits en fin de vie, ce qui est souvent le cas pour une bouteille de vin, avance le professionnel. Des changements de millésimes, des changements d’étiquettes, des changements de propriétaires… Il y a de très nombreuses raisons qui poussent les opérateurs à se délester de lots. »
En amont, la structure de la filière vitivinicole plaide aussi en faveur de Noz, Max Plus et consorts. L’atomisation des opérateurs, qu’ils soient vignerons, coopératives ou négociants, offre de très nombreuses possibilités d’approvisionnement. Du petit château qui refuse de passer par le négoce au négociant lui-même qui voit traîner des invendus dans ses chais, tous regardent avec attention ce que leur proposent les enseignes de déstockage. Il n’y a qu’à faire le tour des magasins pour s’en convaincre où les principaux faiseurs de vin en France sont tous représentés .
En plus, le vin peut rapporter gros . « Il est possible de trouver de belles qualités sur lesquelles on peut réaliser de véritables marges » , explique Thierry Brull, acheteur vins chez O’marché Frais. De l’aveu commun de tous les déstockeurs contactés par Rayon Boissons, le coefficient moyen appliqué sur les vins serait de deux, parfois plus . A ce rythme là, on se demande bien quelles sont les limites du déstockage.
Retrouvez l'intégralité de l'enquête dans le numéro d'avril 2012 de Rayon Boissons
Renseignements : Anne Pillet au 02 99 32 21 21 ou apillet@editionsduboisbaudry.fr