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"Nous n'avons pas d'ambition sur le drive"

Ce que Georges Plassat a dit lors de la présentation des résultats de Carrefour

  • Publié :
  • Modifié :
  • Auteur : J.L.L.

Après la présentation des résultats semestriels du groupe Carrefour ce matin à Paris, Rayon Boissons revient sur trois points clés évoqués par le PDG avec son habituel franc-parler : la France, la motivation des équipes et le drive.

Plassat OK

  • La France

Avec des ventes stables entre le 1 er janvier et le 30 juin 2013 , la France ne connaît pas pour le groupe Carrefour une croissance comparable à celle de l’Amérique latine (+ 13 %) ou même de l’Asie (+ 3 %). Le PDG est toutefois satisfait du gain de rentabilité enregistré par l’Hexagone avec un bond du résultat opérationnel de + 75 %. « Nous devons toujours affronter un vent de face sur le plan économique. Mais cela ne nous empêche pas de poursuivre notre travail », note Georges Plassat.

  • La motivation

« Il faut être confiant. Carrefour est un beau groupe. Nous avons une meilleure émulation aujourd’hui entre les collaborateurs ». Ou encore : « Carrefour est sur la route de la sérénité », a insisté Georges Plassat pour montrer que les équipes sont dopées.

La motivation reste sont cheval de bataille sur fond de réorganisation qui se poursuit avec toujours le même objectif : écouter le consommateur en magasin et prendre les (bonnes) décisions le plus près possible des points de vente. Le rôle pas toujours efficace des cadres du siège en a encore pris un coup...

  • Le drive

C’est un peu la surprise de cette conférence. Georges Plassat est apparu réservé et même peu motivé par l’essor du drive. Certes, le groupe a déjà déployé 290 drives, dont plus d’une centaine sur ses hypermarchés, mais refuse de commenter ses performances et ses objectifs en la matière . « Nous n’avons pas d’ambition sur le drive », a curieusement lancé celui dont la foire aux vins démarre pourtant cette année sur la toile. Comme pour montrer qu’à la différence de Leclerc ou d’Intermarché par exemple il ne fait pas de l’achat en ligne un enjeu majeur.

Du moins pour l’instant. « Les coûts logistiques sont considérables sur le drive et ne sont pas encore répercutés car on est toujours dans une logique de prise de part de marché », analyse Georges Plassat. Sans remettre en cause l’intérêt d’acheter à distance, le boss juge même peu convivial - voire triste - l’unique perspective de faire ses courses en regardant « des images sur un écran ».

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