Consommation

Journal de bord d’un dry january

10 janvier 2022 - Camille BOURIGAULT

Journaliste de la rédaction de Rayon Boissons, Camille Bourigault teste le dry january. Chaque lundi, elle vous raconte sa semaine et ses expériences de consommation sans alcool. Episode 1 avec la période post-réveillon.

Jour 1 - Samedi 1er janvier 2022

C’est parti pour un mois sans une goutte d’alcool ! En tant que chef de rubrique bières chez Rayon Boissons et personnellement amatrice de mousses, j’ai plutôt l’habitude de consommer quelques verres chaque semaine. La journaliste engagée que je suis a envie d’expérimenter le fameux dry january. L’occasion d’en montrer tous les bénéfices santé et de faire le point sur ma relation avec l’alcool. Premier « challenge » de l’année, un café chez « belle mamie ». Pas d’alcool dans cette boisson chaude me direz-vous ? C’est mal connaître les coutumes du nord de la France où elle réside. Là-bas, une « bistoule », ce n’est pas juste un café. C’est un savant mélange avec une touche d’alcool, en l’occurrence du Calvados. Je passe mon tour assez facilement en ce lendemain de réveillon. Pour le moment ce n’est pas trop dur de s’abstenir…

 

Jour 5 - Mercredi 5 janvier 2022 

 

 

Depuis le 31, la tentation ne se fait pas trop ressentir. Après les fêtes, un peu de modération est toujours la bienvenue ! Mais ce soir, c’est sortie au restaurant. Toujours plus difficile de se passer d’alcool à l’extérieur, surtout quand de jolies bières me font de l’œil sur la carte. Heureusement, au menu de l’établissement, je repère rapidement une Jupiler 0,0 %. Je l’ai déjà goûtée et elle m’a laissé un très bon souvenir car elle est proche de l’original et, surtout, très peu sucrée, ce que je reproche à bon nombre de produits désalcoolisés. J’en commande donc une bouteille et mon conjoint, qui m’accompagne dans ce dry january se laisse tenter également. Il n’est pas déçu car après l’apéro, il en recommande une pour accompagner son burger. Aucun sentiment de frustration pour le moment !

 

Jour 7 - Vendredi 7 janvier 2022

Ce soir, on fête une bonne nouvelle : la vente de mon appartement et le début d’une nouvelle vie… Le genre d’occasion rare qui mérite bien un verre de bulles ! Heureusement j’ai pris soin de mettre au frigo une bouteille de bulles sans alcool Le Petit Béret rosé. Nous trinquons donc avec celle-ci. Je dois admettre que je suis agréablement surprise car c’est frais et peu sucré. On retrouve l’acidité du vin et le plaisir des bulles. Seul indice qui met la puce à l’oreille, un petit goût de jus de raisin. On enchaîne avec un petit restaurant pour fêter ça mais, cette fois, pas de bières ou de vin zéro à la carte. On opte alors pour le cocktail sans alcool maison qui s’avère être ni plus ni moins que de la limonade avec du sirop de pêche. Pas mauvais, mais à 7 euros le diabolo, il reste un peu en travers de la gorge. Surtout quand on imagine le verre de vin qu’on aurait pu se payer à ce prix-là…

 

Jour 8 - Samedi 8 janvier 2022

Ce soir, nous recevons des copains. Le moment semble être parfait pour craquer et mon conjoint me prévient déjà : « Je ne suis pas sûr de tenir… ». Au moins c’est dit !

En effet, à peine trois minutes après l’arrivée des amis, je l’entends proposer de partager une Sant Erwann IPA avec l’un des convives. De mon côté, je choisis de rester sage et de m’appuyer sur les Brewdog Punk AF, la version non alcoolisée de la Punk IPA du brasseur écossais pour ne pas faillir à ma mission. La ruse fonctionne bien, personne ne se doute même que je ne bois pas d’alcool au moment de l’apéritif. Le produit est à la hauteur de mes attentes, peu sucré, avec une belle amertume caractéristique d’une IPA. Je suis contente de ma trouvaille et tiens jusqu’au bout de la nuit.

 

Jour 9 - Dimanche 9 janvier 2022

Tandis que le temps des remords est arrivé pour mon conjoint qui se désespère d’avoir « manqué de volonté », je prépare le repas pour mes parents qui viennent  déjeuner pour la première raclette de l’année. Pour l’apéritif, j’ai mis au frais une bouteille de Petit Beret blanc, profil Chardonnay. Mon père opte de son plein gré pour une Brewdog Punk AF, la folie du sans alcool serait-elle contagieuse ?

Pour ma part, je trouve le vin blanc sans alcool un peu trop sucré mais je peux imaginer qu’il fasse le bonheur de nombre de mes amies qui apprécient un verre de vin doux à l’apéro. Toujours est-il que le week-end s’achève et que ma motivation demeure intacte. À la semaine prochaine !

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