Cidres et poirés : un décret pour mieux encadrer et protéger la filière
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Auteur : Camille BOURIGAULT
L’UNICID a salué la publication du décret n° 2025-162 le 20 février dernier , qui précise les règles de production, d’étiquetage et de contrôle des cidres et poirés. Attendu depuis plus de dix ans, ce texte vise à garantir une meilleure information des consommateurs et à protéger le savoir-faire français.
Parmi les avancées, le décret encadre des mentions courantes comme « brut », « demi-sec » ou « bouché » et apporte une définition à des termes jusqu’ici non réglementés, tels que « extra-brut », « rosé » ou « artisanal ».
Cette clarification intervient alors que l’Union européenne envisage de nouvelles normes qui pourraient autoriser l’ajout de sucres ou des procédés de fermentation qui ne seraient pas basés à 100 % sur des moûts de pommes . Une perspective qui inquiète l’UNICID, redoutant « une concurrence déloyale pour les produits français plus qualitatifs »
« Il est essentiel de protéger l’identité agricole et la qualité unique de nos cidres face à des process de pays d’autres Etats-membres moins-disants qui risqueraient de créer une concurrence déloyale pour nos cidres français. Nous défendrons sans relâche la singularité et l’excellence de nos produits sur tous les fronts », souligne ainsi Thomas Pelletier, président de l’UNICID.
À noter enfin que la filière travaille à ce que d’autres mentions, comme celle des « cidres de glace », puissent aussi bénéficier d’un tel cadre à l’avenir.