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40 millions d’euros pour distiller les excédents de vins rouges et rosés

Les professionnels ont obtenu gain de cause. La réserve de crise européenne est mobilisée pour financer une nouvelle distillation de crise. Elle concerne les vins rouges et rosés.
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  • Auteur : Chantal Sarrazin
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La distillation de crise pour les vins rouges et les vins rosés est lancée. L’État a en effet obtenu l’aval de la Commission européenne pour que la réserve de crise européenne soit mobilisée pour financer cette opération. Cette mesure faisait partie des revendications de la profession à la ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, depuis l’été dernier. L’aide d’un montant de 40 millions d’euros, financée par les fonds européens, vise à “à retirer du marché une partie des volumes excédentaires et à les orienter vers des usages industriels ou énergétiques”, selon un communiqué de FranceAgriMer, l’organisme responsable de sa mise en œuvre.

Son montant s’élève à 30 €/hectolitre pour le détenteur du vin, et à 3 €/hectolitre pour le distillateur. Chaque producteur devra livrer un volume minimum de 30 hectolitres à la distillation. Les opérateurs, qui souhaitent en bénéficier, doivent faire part de l’engagement entre le 20 avril et le 12 mai prochain.

Cette mesure se superpose à l’aide nationale à l’arrachage définitif des vignes assujetti d’une enveloppe de 130 millions d’euros, annoncée par Annie Genevard, dans le cadre du plan national de sortie de crise pour la viticulture.