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Christophe Palmowski, Consultant et expert OIV

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C’est l’histoire d’un départ qui n’en est pas réellement un ! En ce début d’année, Christophe Palmowski vient de quitter son poste de directeur marketing et communication pour montrer sa propre société de conseil en stratégie et marketing WCP . Une nouvelle orientation pour cet homme de 44 ans qui a passé dix ans dans le groupement coopératif basé à Perpignan (66). « Je ne quitte pas complètement les Vignerons Catalans car je continuerai à travailler sur la stratégie marketing de la maison », assure Christophe Palmowski.

Difficile en effet pour lui de quitter cette entreprise et plus largement ce département des Pyrénées-Orientales. Un vignoble où il a vécu, de l’intérieur, tous les grands changements stratégiques qui se sont déroulés au cours de la dernière décennie : réorganisation de l’offre en 2003, fusion des structures opérationnelles de la Sivir et des Vignerons Catalans en 2005… Il est surtout à l’initiative du lancement de Fruité Catalan en juin 2005 . « Sortir une marque en rupture des codes traditionnels pour toucher de nouveaux consommateurs a été un sacré challenge, souligne Christophe Palmowski. Aujourd’hui, Fruité Catalan atteint un volume de 1,6 million de cols et les perspectives pour 2010 s’annoncent très bonnes. » Surtout, cette signature aura revigorer l’image des vins du Roussillon.

Catalan d’adoption Cette région, le responsable marketing n’y est pas venu par hasard. « Jeune, j’ai passé la plupart de mes vacances d’été du côté de Banyuls, précise Christophe Palmowski . A chacun de mes retours de l’étranger, je m’émerveille devant la beauté de ces paysages et du potentiel extraordinaire de ce vignoble ensoleillé 325 jours de soleil par an. » Un potentiel qu’il a voulu mettre en exergue dès son arrivée aux Vignerons Catalans avec le lancement de la gamme Haute-Coutume présentant les terroirs de schistes, de calcaire et gneiss situés sur des villages de Caramany, la Tour de France et Tautavel. Une initiative dont sera tirée dans les grandes lignes la marque Terroir Catalan , deuxième étage de la fusée Catalan, lancée en 2007.

« Travailler dans le marketing du vin est un métier passionnant car il nécessite de connaître les terroirs, les vins mais aussi les hommes qui les font », poursuit-il. A l’aise dans cette filière comme un poisson dans l’eau, Christophe Palmowski ne vient pas du monde viticole. Après avoir travaillé dix ans dans le monde de la publicité , il décide de changer de vie et s’inscrit à la formation MBA de l’Organisation Internationale de la Vigne et du Vin (OIV) . « Une formidable expérience qui m’a permis de faire le tour du monde et de rencontrer les grandes personnalités de la filière », souligne Christophe Palmowski. Ce quadra convivial tisse peu à peu ses réseaux , des syndicats de producteurs aux instances européennes en passant par les ministères et le milieu universitaire. Il a notamment suivi de l’intérieur les discussions autour de la réforme européenne des vins mise en place en 2009.

Au niveau des institutions, il travaille aujourd’hui comme conseiller auprès de Sud de France Export , organisme du Conseil régional en charge de faire la promotion des vins du Languedoc-Roussillon. Du côté de l’opérationnel, Christophe Palmowski s’est aguerri aux techniques marketing auprès de Bernard Magrez (voir Rayon Boissons décembre 2009 p. 104), un spécialiste du genre. « Mon année passée chez William Pitters a été une découverte sur la réalité de la demande consommateurs, témoigne Christophe Palmowski . Mon métier consiste à faire tomber les bouteilles dans les chariots. »

Aujourd’hui, le nouveau consultant veut faire partager son expérience à des entreprises du secteur en France comme à l’étranger. « Nous sommes aujourd’hui dans une période en pleine mutation, précise M. Palmowski . Dorénavant, je me propose de participer à une réflexion en profondeur sur la stratégie de ces sociétés. » A ces yeux, les entreprises vinicoles vivent une époque charnière. Elles doivent par exemple arbitrer entre les différents modes de production et de commercialisation qui s’offrent à elles. « La France dispose de plein d’atouts, notamment au niveau de la viticulture où ont été initiées de nombreuses pratiques culturales qui permettent d’augmenter les rendements et la qualité des vins, remarque l’expert . Mais aujourd’hui, ces techniques sont utilisées en Californie ou en Amérique du Sud et toujours pas en France. » La rénovation de la filière vins française est en cours et Christophe Palmowski compte bien apporter sa pierre à l’édifice. Yves Denjean

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