Aller au contenu principal
Eaux en bouteille

La commission d’enquête sénatoriale rend son rapport

Après six mois d’enquête, la commission du Sénat chargée de faire la lumière sur les pratiques des industriels de l’eau en bouteille a présenté son rapport ce lundi 19 mai. Lequel formule 28 propositions pour préserver la pureté de l’eau.
  • Publié :
  • Modifié :
  • Auteur : Justine Bessaudou
AdobeStock_429379600-bis.jpg

Après plus de 70 auditions , la commission d’enquête sénatoriale a rendu public son r apport sur le scandale qui touche les eaux minérales depuis les révélations faites par Le Monde et la cellule investigation de Radio France à la fin du mois de janvier 2024. Rappelant les faits – des traitements de désinfection interdits (filtres à charbon actif et ultraviolets) et l’usage de filtres à 0,2 micron – et l’implication de l’État, les travaux de la commission visent surtout à préserver la pureté de l’eau et l’appellation eau minérale naturelle. «  Notre but est de préserver les ressources pour l’avenir », révèlent Laurent Burgoa, président de la commission et Alexandre Ouizille, le rapporteur. 28 propositions sont ainsi faites sur divers items  : la protection des impluviums et des zones de captage, la rénovation et la clarification de la réglementation comme des contrôles, la traçabilité de l'eau, la recherche sur les éventuels polluants , l'assurance d'une meilleure transparence et un renforcement des moyens d'action du consommateur mais aussi un encadrement optimisé des conditions d'utilisation des conventions judiciaires d'intérêt public en matière environnementale. Les membres de la commission désormais dissoute plaident pour que ce rapport «  ne reste pas au placard. »

Nestlé Waters, particulièrement éclaboussé par ce scandale, a rapidement réagi au positionnement de la commission. «  Nous prenons acte des conclusions du rapport de la Commission d’enquête du Sénat sur les pratiques des industriels de l’eau en bouteille, qui reconnaissent l’importance des enjeux sectoriels nécessitant une clarification de la réglementation et un cadre stable, applicable à tous » , a déclaré Muriel Lienau, présidente de Nestlé Waters. Le groupe réitère, par ailleurs, ses regrets pour les traitements non conformes utilisés par le pass é. Pour ce qui est des filtres à 0,2 micron, les préfets du Gard (30) et des Vosges (88) ont mis en demeure le minéralier de trouver des solutions dans un délai de deux mois . La commission sénatoriale, elle, appelle l’État à statuer clairement sur cette question de la microfiltration. Les débats sont encore loin d’être clos.