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Bière

Rachat : Anheuser Busch et InBev jouent au chat et à la souris

  • Publié :
  • Modifié :
  • Auteur : Karine Ermenier

InBev joue au chasseur de têtes. Le brasseur belgo-brésilien a annoncé avoir demandé au gendarme boursier américain SEC une demande provisoire d'autorisation pour faire remplacer les treize membres du conseil d'administration d’Anheuser Busch (AB). Seuls les actionnaires du brasseur américain (Bud) sont en mesure de se prononcer. Objectif : nommer des administrateurs cette fois favorables au rachat d’AB par InBev à 65 dollars l’action. Prix estimé juste par le Belge et largement « sous-évalué » par les dirigeants du Missouri. "La tentative dévoilée par InBev de remplacer l'actuel conseil d'administration par des candidats choisis par InBev est une opportunité à sens unique pour acquérir Anheuser-Busch à un prix que l'actuelle direction du groupe a déjà qualifié de financièrement inadapté et de contraire aux intérêts des actionnaires", a déclaré le groupe dans un communiqué. En réponse, Anheuser-Busch a donc décidé d’assigner InBev en justice au motif que ce dernier aurait usé de manipulations et de conduite trompeuse et aurait menti à propos du financement de son offre. Et ce dans l’unique but de racheter l’Américain à bas prix. La guerre juridique est déclarée. Tandis que la récupération politique commence. Barack Obama a enfin déclaré lundi que Budweiser devait rester américaine et qu’un rachat par un groupe étranger serait une honte.

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