Gabriel Meffre se cherche un acquéreur
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- Auteur : Frédéric Guyard
VENDU DE NOMBREUSES FOIS PAR LA RUMEUR, MEFFRE A FAILLI TROUVER UNE ISSUE AVEC LA MAISON BOISSET AVANT DE REFUSER SON OFFRE…
Vendra, vendra pas… Ce qui est sûr, c’est que l’avenir de Gabriel Meffre alimente la chronique dans les vignes de la Vallée du Rhône. Et ce, depuis un bon moment, puisque la rumeur a déjà vendu le négociant une bonne dizaine de fois. Cependant, le négociant rhodanien reconnaît volontiers s’être déclaré ouvert aux discussions. « S’il est vrai que nous échangeons tous les jours avec de nombreux acquéreurs potentiels, la donne ne s’avère pas aussi simple, prévient Bertrand Bonnet, président du directoire de Gabriel Meffre. Il s’agit plus d’une restructuration capitalistique en cours qui n’a pas encore trouvé d’issue favorable. » Et pour cause : aucun des 30 actionnaires n’est majoritaire. Le fonds de pension australien, IWIF , est celui qui compte le plus de parts avec un tiers du capital. Les deux autres tiers étant répartis entre des salariés de l’entreprise et des investisseurs privés. Un montage complexe qui débouche sur de nombreux conflits d’intérêt.
Boisset, acquéreur potentiel
Malgré ces divergences, une vente semblait plutôt bien engagée avec Jean-Claude Boisset, acquéreur potentiel déclaré et dont la vente des spiritueux à La Martiniquaise (cf. Rayon Boissons d’octobre 2008 p. 40) lui offre une marge de manœuvre confortable. Il semblerait même que le négociant bourguignon ait obtenu trois mois de négociations exclusives au bout desquels son offre aurait finalement été jugé insuffisante. Si les discussions ne sont pas entièrement gelées entre les protagonistes, elles tournent actuellement au ralenti.
En attendant, Gabriel Meffre n’est toujours pas sorti d’affaire. Et même si Bertrand Bonnet annonce une hausse de + 10 % de son chiffre d’affaires sur le dernier exercice, le négociant rhodanien connaît aussi des difficultés : site logistique sur-dimensionné, outil de production flambant neuf mais onéreux, ventes moins dynamiques à l’export. A tel point que Meffre pourrait se séparer du domaine des Longues Toques , le fleuron de la société. La mariée perdrait un peu de son charme et les prétendants pourraient revoir leurs positions.