« Lillet bénéficiera de la puissance de la société Ricard. Par ailleurs, le réseau mondial de Pernod Ricard constitue un formidable atout pour son développement à l’étranger ». Bruno Borie, ex-propriétaire de Lillet, commente ainsi la décision de vendre sa marque à Ricard. Mais il ne s’agit pas du premier contact entre l’apéritif girondin et la société marseillaise. Ricard distribue Lillet en France depuis deux ans et enregistre des résultats encourageants. Car la marque qui a écoulé globalement 540 000 litres en 2007, dont la moitié dans l’Hexagone, cherche des relais de croissance. Les ventes de cet apéritif à base de vin, décliné en blanc et en rouge, se concentrent avant tout dans le Sud-Ouest, complété par la région parisienne. Loin de Bordeaux, les Etats-Unis absorbent l’essentiel des volumes exportés. Les Espagnols, les Canadiens et les Japonais trinquent aussi - parfois - au Lillet. Il existe donc en Amérique comme en Asie, des possibilités de développement que le numéro deux mondial des spiritueux va exploiter. « Nous aurons à cœur de concrétiser ce potentiel », assure Philippe Savinel, le PDG de Ricard. A moins que les Provençaux n’aident aussi Lillet en remplaçant de temps en temps leur pastis par ce vin fruité composé d’un peu de liqueur…