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Sur la route du drive

  • Publié :
  • Modifié :
  • Auteur : E Martel avec K. ermenier

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Pour rentabiliser au mieux la préparation de commandes, Casino, Intermarché, Système U et Carrefour ont globalement plutôt fait le choix du picking en magasin. « De cette façon, on supprime les investissements nécessaires à l’ouverture d’une unité ex-nihilo , explique-t-on chez Casino. Cependant, la rentabilité repose aussi sur la maîtrise des différents postes de coût (préparation, communication) et par l’augmentation du chiffre d’affaires du point de vente, le gain de part de marché et l’acquisition de nouveaux clients ». Dans les faits, les « clients drive » sont effectivement intéressants à plusieurs titres. Leur panier moyen est deux fois plus élevé qu’en magasin. « Les clients habituels du point de vente qui se sont mis à fréquenter le drive ont augmenté leurs dépenses de 20 % au sein de l’enseigne », rapporte cet autre adhérent Leclerc qui a ouvert un drive à côté de son magasin.

Chez Leclerc, la rentabilité serait au rendez-vous même sur les sites « déportés » avec entrepôts indépendants. Jean-Pierre Gontier, propriétaire à Olivet (45) du troisième Leclerc Drive ouvert en France, n’a pas hésité à s’offrir une deuxième unité indépendante à Fleury-les Aubrais en fin d’année dernière. Il faut dire que l’emplacement a été judicieusement choisi, à la sortie d’Orléans, entre un Carrefour et un Auchan. Sans compter que les résultats du drive d’Olivet sont encourageants. Le chiffre d’affaires atteindrait 10 millions d’euros avec un taux de cannibalisation sur les ventes de l’hypermarché limité à 3-4 %.

« Le modèle économique d’un entrepôt est beaucoup plus léger que celui d’un magasin », souligne un autre adhérent Leclerc du sud de la France. « Le taux de cannibalisation à l’échelle du groupement est limité à 15 % », assure un bon connaisseur du dossier. Depuis l’ouverture du premier drive en août 2007 à Roques-sur-Garonnes (31), l’enseigne a bien potassé sur le sujet, rattrapant largement Auchan et Chronodrive en nombre de points de vente. Sur la gestion du back-office, Leclerc se targue même d’avoir pris une longueur d’avance, n’oubliant pas d’inclure des « conditions d’achat spécifiques pour les fournisseurs dont les produits sont retenus dans l’offre drive ». Ce qui, bien sûr, contribue à la rentabilité du concept. « Sans que ce soit fondamental », assure-t-on en interne. Selon les informations recueillies par Rayon Boissons, cette remise sur facture supplémentaire représenterait tout de même 0,5 % à 1 % du chiffre d'affaires de la référence chez Leclerc.

Mais toutes les enseignes ne se montrent pas aussi à l’aise sur le sujet de la rentabilité économique. Cela n’a pas empêché Cora, dernière enseigne dépourvue de drive, à se lancer dans la course en juin 2010. Car les premiers arrivés sur leur zone de chalandise seront les mieux servis puisqu’un partie de la rentabilité repose sur le recrutement de nouveaux clients ! « Si je n’avais pas ouvert de drive, un concurrent l’aurait fait à ma place tôt ou tard, me prenant des clients», résume un adhérent Leclerc. Le groupement met d’ailleurs les bouchées doubles pour occuper le terrain. Objectif : doubler le parc de drives d’ici la fin de l’année pour atteindre 150 unités. En 2010, ce service a pesé pour 7 % dans la croissance du chiffre d’affaires de l’enseigne. « A terme, nous estimons qu’il y a de la place pour 300 à 400 Leclerc Drive » , juge Michel-Edouard Leclerc, président du groupement éponyme . […]

Pour recevoir l'enquête complète demandez le numéro de février 2011 de Rayon Boissons à Anne Pillet au 02 99 32 21 21. Prix du numéro : 9,00 €

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ASAHI VISUEL
Dans un contexte de montée en gamme du marché de la bière, Peroni Nastro Azzurro poursuit sa forte dynamique en France avec une croissance à deux chiffres. Portée par un positionnement premium italien et des expériences de marque ancrées dans la gastronomie, elle renforce sa visibilité via des activations ciblées en 2026.