Recyclage : Leclerc suit la consigne de près
- Publié :
- Modifié :
- Auteur : Lea Lesurf
Non, la consigne n’est pas morte ! En tout cas, pas en Alsace, une des dernières poches de résistance dans l’Hexagone. Deux magasins Leclerc, l’un à Colmar et l’autre à Ribeauvillé, viennent d’investir dans de nouvelles consigneuses int elligentes. Pour Bruno Ettwiller, directeur général de l'hypermarché à Colmar, les avantages de ce système sont multiples : « de la démarche citoyenne et écologique en passant par le service client, la reprise des bouteilles contribue au développement des ventes du magasin ».
Installées depuis le début de l'année 2009 sur les parkings des points de vente, les nouvelles machines conçues par Wincor Nixdorf, fournisseur de solutions automatisées pour les banques et la distribution, identifient, trient et stockent les bouteilles rapportées. Outre le service rendu, l’intérêt pour le magasin réside dans la fidélisation des clients. Ces derniers récupèrent entre 10 et 35 centimes d’euro par consignes en bons d’achat, directement utilisables dans le magasin . « C’est l’inverse de ce qui se fait aujourd’hui. Le client fait ses courses, coupon de réduction en main », souligne Laurent Houitte, directeur marketing de Wincor Nixdorf. Autant d’arguments qui ont convaincu Leclerc de poursuivre plus largement la démarche. La technologie de reconnaissance d’image sur la forme, la couleur, le volume mais aussi le code barre, mise en place par Wincor Nixdorf, pourrait s’étendre aux bouteilles plastiques pour les faire recycler . A l’instar du récupérateur « M. PET » du Leclerc Saint-Amand ( cf. Rayon Boissons N° mars 2009 ) installé par la société italienne Origine.
Contrairement aux idées reçues, la consigne en Alsace n’est pas qu’une affaire de vins de table vendus à bas prix dans les «fameuses » bouteilles étoilées d’un litre. Au Leclerc de Colmar, les bières, les softs ou les eaux en bouteille verre consignée représentent 5 % des références du rayon liquides et jusqu'à 30 % des volumes . Sont principalement concernées les marques régionales comme l’eau pétillante Carola ou la bière Fisher, mais également les références nationales comme Kronenbourg ou Coca-Cola. Et selon Bruno Ettwiller, les clients sont tout aussi diversifiés. « En magasin, nous voyons de plus en plus de jeunes, entre 20 et 30 ans, acheter et ramener les bouteilles consignées. C’est la démarche citoyenne qui les attire », explique-t-il. D’autant que sur, une année, le client peut gagner entre 100 et 200 euros sur son panier.
Retrouvez l'article complet dans le N° de juin 2009 de Rayon Boissons p 39