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Karine Le Marchand mobilise la grande distribution pour soutenir les agriculteurs

Karine Le Marchand, animatrice vedette de «L’Amour est dans le pré» sur M6, a réuni le mercredi 26 février au Salon international de l’agriculture les patrons d’Auchan, Carrefour, Intermarché, U et Casino pour annoncer trois mesures de soutien aux agriculteurs.
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  • Auteur : Augustin Cotreuil
Le Marchand - Patrons distri
L'animatrice vedette de M6, Karine Le Marchand, est entourée par les patrons de la grande distribution (de gauche à droite) : Thierry Cotillard (Groupement Les Mousquetaires), Philippe Palazzi (groupe Casino), Alexandre Bompard (groupe Carrefour), Dominique Schelcher (Coopérative U) et Guillaume Darrasse (Auchan Retail). 

Les dirigeants d’ Auchan, Carrefour, Intermarché, U et Casino étaient réunis le 26 février 2025 au Salon de l’agriculture pour annoncer trois mesures de soutien aux agriculteurs. Ces annonces font suite à un rendez-vous pris lors de l’anniversaire des huit ans de la marque C’est qui le patron, en novembre dernier.

Sous l’impulsion de la vedette du groupe M6, Carrefour, Intermarché et Leclerc s’étaient engagés à "arriver sur le SIA avec des propositions concrètes."

Le leader indépendant de la grande distribution, dont l’absence a été remarquée, ne figure finalement pas dans les signataires de la charte, qui prendra effet le 1er mars. Dans un post LinkedIn, Michel-Edouard Leclerc trouve tout de même l’initiative "intéressante pour les enseignes qui n’ont pas encore de démarche organisée avec les producteurs locaux." Et rappelle l’engagement de Leclerc à travers les Alliances locales. Pour rappel, Leclerc a sorti il y a deux jours, en partenariat avec les Grands Chais de France , u ne nouvelle marque de Bag-in-Box® baptisée « Soutenons nos vignerons » .

1- Aider les petits exploitants

Les enseignes se sont engagées à accueillir directement en magasins les exploitants qui se disent en difficulté, pour les aider à écouler leur production. Elles leur achèteront la marchandise via une contractualisation directe, "à un prix que les producteurs décideront d’eux-mêmes et sur lequel nous ne négocierons pas" , promet Dominique Schelcher, président de Coopérative U. La démarche sera mise en valeur en rayon avec une signalétique « Nous aimons nos producteurs locaux ».

Cette initiative s’adresse aux "petits producteurs qui n’ont jamais vendu en GMS" , précise Karine Le Marchand. Les agriculteurs travaillant avec deux salariés maximum sont concernés, et devront se rendre dans un magasin à moins de 100 km de leur exploitation, sur les 20.000 recensés dans la démarche.

Les groupes de grande distribution s’engagent également sur une accélération des délais de paiement à 30 jours maximum . Les producteurs, eux, devront notamment livrer eux-mêmes en magasins et récupérer leurs invendus. Leur exploitation doit aussi faire preuve d’efforts de transition vers des pratiques agricoles naturelles.

2- Lutter contre la surproduction et le gaspillage

La charte fait état d’un "soutien des distributeurs aux producteurs en difficulté en intervenant immédiatement sur les pics de production." A lexandre Bompard, PDG de Carrefour, appelle les médias à "alerter sur les filières en surproduction en fruits et légumes".

Karine Le marchand en a remis une couche sur la transparence à propos de l’origine des produits . Les enseignes font part, elles, de leur volonté d’encourager une consommation responsable chez leurs clients, en leur faisant notamment "comprendre qu’il y a des saisonnalités sur les fruits et légumes".

3- Un observatoire des filières d’avenir

Intégrant au moins un représentant des cinq enseignes, un observatoire des filières d’avenir réunira différents acteurs pour développer des marchés en tension. Les réflexions seront engagées par les distributeurs sur la base de leurs observations d’un risque de pénurie. Les filières retenues bénéficieront d’une contractualisation longue de 3 à 5 ans "pour sécuriser les partenaires" , présente Alexandre Bompard.

Karine Le Marchand annonce que la Région Sud a déjà accepté d’intégrer cet observatoire . D’autres acteurs comme les coopératives, interprofessions, chambres d’agriculture ou encore collectivités locales y sont également appelées.