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Hard-discount : ces filons mal exploités dans les boissons

  • Publié :
  • Modifié :
  • Auteur : B. Moreau

A contre-courant… Alors que les hypers et supers affichent des ventes annuelles en hausse de + 10 % sur les bières et de + 6 % sur les spiritueux, le hard-discount se contentent de sorties au mieux stables. Ses difficultés sur ces deux marchés moteurs du rayon liquides ne sont pas nouvelles. Autant Lidl, Ed et consorts sont sur-vendeurs de boissons sans alcools et de vins tranquilles, autant ils peinent à s’imposer sur la bière et les spiritueux. Selon les données de Kantar que s’est procuré Rayon Boissons, la part de marché valeur du hard-discount sur les bières est ainsi tombée à 11,6 % en 2009. Ce qui équivaut à un recul historique de près d’un point en un an. Sur les spiritueux, le poids de ce circuit dans les ventes pour une consommation à domicile végète à 11 % . Pis, sur les très dynamiques segments des vodkas et des whiskies, il tombe à moins de 8,5 %. Un vrai camouflet !

« Nous passons à côté d’une manne considérable », reconnaît l’acheteur d’une enseigne de hard français. A eux seuls, les whiskies ont rapporté 100 millions d’euros supplémentaires dans le tiroir caisse des hypers et des supermarchés. Une somme qui se monte à 135 millions d’euros en plus pour les bières. Incapable de profiter de cette dynamique, le hard-discount le paie cash au niveau de ses performances. Sur les douze derniers mois, ce circuit a ainsi perdu 0,4 point de part de marché au rayon liquides . C’est à dire davantage que dans le reste de l’alimentaire.

- 11 % sur les vins en 2009

Même sur des marchés où il est historiquement fort, le hard-discount souffre. C’est notamment le cas des vins tranquilles. Selon Iri-France, les sorties dans les enseignes françaises ont ainsi dégringolé de – 11 % en 2009. Si Lidl et Aldi ont mieux limité la casse sur les vins, ils n’ont toutefois pas réussi à terminer l’année en positif contrairement aux hypers et supers. Le hard paie son retard sur le Bag-in-Box®. Ce conditionnement qui représente un litre sur quatre vendus en hypers et supers n’y est qu’à ses balbutiements. La part de marché valeur du hard sur les Bib® dépasse tout juste 11 % contre 18 % pour l’ensemble des vins tranquilles.

« L’écart se rétrécit rapidement, indique toutefois un négociant. Sur le Bag-in-Box®, le hard grignote du terrain à vitesse grand V. » Les assortiments explosent. Grâce une large offre de 10 à 15 références, Ed/Dia obtient sur les Bib® un poids équivalent au sien sur les produits de grande consommation.

Retrouvez l'article complet dans le numéro d'avril 2010 de Rayon Boissons (p 14).

ASAHI VISUEL
Dans un contexte de montée en gamme du marché de la bière, Peroni Nastro Azzurro poursuit sa forte dynamique en France avec une croissance à deux chiffres. Portée par un positionnement premium italien et des expériences de marque ancrées dans la gastronomie, elle renforce sa visibilité via des activations ciblées en 2026.