Après des débuts en fanfare, Sunny Delight avait brutalement souffert d’un manque de soutien de la part du groupe Procter & Gamble, son propriétaire jusqu’en 2004. Depuis le rachat par le fonds d’investissement J.W. Childs, la situation ne s’est guère améliorée. En 2008,les volumes ont une nouvelle fois chuté de – 13 %. La part de marché de la marque s’établit à 9,6 % du rayon des boissons réfrigérées . « C’est paradoxal , s’exclame Samuel Roche, le directeur marketing. Les produits Sunny Delight sont adorés par les 8-17 ans au niveau goût mais les mamans les suspectent à cause du goût chimique ». Ce constat avait déjà amené l’entreprise à revoir les formules et les packs début 2006. L'huile végétale et le carboxyméthyl cellulose avaient notamment disparu de la liste des ingrédients, laissant leur place à des arômes et colorants naturels.
La formule évolue donc à nouveau. La part de jus de fruits à base de concentré s’élevait à 5 %, elle passe à 15 %. En outre, les conservateurs sont enlevés . En revanche, la teneur en vitamine C ne change pas. L’entreprise la considère comme la force du produit, qui légitime sa place au rayon frais. Pour rompre avec la présentation précédente, Sunny Delight adopte une bouteille en PET un peu plus ronde.
Plus coûteuse, la nouvelle formule a également conduit Sunny Delight à choisir une contenance de 1,25 litre, contre 1,5 litre avant . D’ici quelques jours, une gamme entièrement renouvelée prendra ses quartiers en linéaires. Elle se compose de cinq références en grand format (orange/fraise, orange doux, orange acidulé, tropical et pêche/abricot) et de trois références en bouteille de 25 cl (orange doux, orange/fraise et tropical).
Un tel changement nécessite évidemment d’être expliqué au consommateur. Après deux ans de silence, la marque reprend donc le chemin du petit écran. Une nouvelle campagne sera dévoilée dès le mois de mai. Sunny Delight veut faire de 2009 une année de renouveau.