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Nestlé cherche à céder Valvert

  • Publié :
  • Modifié :
  • Auteur : Benoît Moreau

Les visites se succèdent mais aucun repreneur ne paraît se dégager pour le moment. Selon les informations recueillies par Rayon Boissons et malgré les démentis de son service de communication , Nestlé Waters chercherait bien à vendre son site belge d’Etalle. Là où sont notamment embouteillées l’eau minérale Valvert et une partie de l’eau multi-sources Aquarel.

La volonté du géant suisse de se recentrer sur Vittel et Contrex semble guider ce choix. D’autant qu’Aquarel doit se contenter de moins de 1 % des volumes d'eaux plates nature en GMS avec un recul de ses ventes de – 43 % en 2008, suite notamment à des déréférencements. Valvert plafonne à 0,8 % des sorties malgré un plan de relancement actif et des gains de diffusions importants . Ce n’est pas la taille du marché belge qui peut compenser la faiblesse des ventes en France. « J’ai été effaré par la sous-production du site » , reconnaît un minéralier concurrent. Doté d’une ressource importante et d’une capacité de 500 millions de cols par an, le site d’Etalle n’a expédié que 80 millions de bouteilles en 2008. Et sur 2009, la production devrait descendre à 65 millions de cols. Dans ces conditions, Nestlé Waters a dû se résoudre à procéder à un plan social. Les effectifs qui se montaient à 92 personnes vont être réduits de 40 % .

Le site d’Etalle a pourtant bénéficié d’une bouée de sauvetage avec le lancement d’Aquarel en 2000. Sur les 150 millions de cols embouteillés en 2007, 60 % concernaient la marque d’eau de source européenne. Sauf que depuis deux ans, Nestlé Waters a mis de côté ses ambitions sur Aquarel, à la peine face aux eaux de source premiers prix, à Cristaline et aux MDD. Le groupe s’est d’ailleurs séparé l’an dernier du site d'Abatilles situé près d’Arcachon (33), dont un forage était également destiné à Aquarel.

Pour maintenir Etalle à flot, Nestlé a voulu requinquer Valvert en France. En 2008, une nouvelle plate forme de communication autour de « l’eau à l’état sauvage » et le lancement d’une bouteille en partie en PET recyclé ont ainsi vu le jour . A croire les déclarations de la direction du site aux médias belges, d’autres changements marketing et packaging sont d’ores et déjà programmés. Histoire sans doute de rendre la mariée plus belle afin de convaincre des repreneurs.

Retrouvez la totalité de l'article dans le N° de juin 2009 de Rayon Boissons.