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L'édito du mois : Intermarché, son redressement, son industrie et sa communication

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  • Modifié :
  • Auteur : par Benoît Moreau, rédacteur en chef de Rayon Boissons

Il n'y a pas de fatalité ! Voici tout juste un an, Intermarché paraissait aussi moribond que Carrefour. Ringardisés par le dynamisme des autres groupements d’indépendants que sont Système U et Leclerc, les Mousquetaires étaient empêtrés dans des luttes intestines qui ont entraîné des défections de premier ordre. La plus emblématique étant celle de Philippe Boutron, président des enseignes alimentaires entre 2002 et 2008 et propriétaire du deuxième plus grand magasin Intermarché de l'Hexagone, passé chez Leclerc début 2011.

Seulement aujourd’hui tout semble changer. Au siège de Bondoufle (91), les adhérents dans le cadre de leur tiers temps comme les permanents ont resserré les rangs et retrouvé des ambitions qu’on ne leur connaissait plus. Intermarché fait même figure de bon élève de la grande distribution alimentaire depuis le début d'année 2012. Sa part de marché dans les PGC et frais LS a gagné + 0,6 point en janvier et + 0,5 point en février. Et encore, ces performances n'intègrent pas la quinzaine de magasins d'Altis, dont le rachat à Carrefour et Eroski est toujours soumis à l'accord de l'Autorité de la concurrence.

En attendant, Intermarché récolte les fruits de la rénovation de son parc, de la remise à plat de son offre à marques de distributeur, du lancement d'un nouveau programme de fidélité depuis et d'une agressivité tarifaire retrouvée.

Mieux : l es Mousquetaires, qui traînaient quelques-unes de leurs usines agro-alimentaires comme des boulets, sont en train d'en faire un atout commercial et marketing . Le groupement convie les médias à venir visiter ses infrastructures industrielles. Les innovations « maison » s'afficheront au prochain Sial en octobre après s'être montrées au dernier salon MDD. Enfin, la communication publicitaire d'Intermarché joue à plein sur cette spécificité, sur le ton : « notre lait MDD est moins cher que chez les autres car il provient de notre propre laiterie.» Le même message pourrait très bien être dupliqué sur les jus, les eaux ou les sirops. En pleine polémique sur la désindustrialisation de la France et sur les rapports tendus entre les distributeurs et leurs fournisseurs, Intermarché tient sans doute là un argument unique qui ne demande qu'à être exploité davantage.

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ASAHI VISUEL
Dans un contexte de montée en gamme du marché de la bière, Peroni Nastro Azzurro poursuit sa forte dynamique en France avec une croissance à deux chiffres. Portée par un positionnement premium italien et des expériences de marque ancrées dans la gastronomie, elle renforce sa visibilité via des activations ciblées en 2026.