Spiritueux : Pernod Ricard minimise sa baisse de – 7 % en France

Pernod Ricard n'en démord pas. S'il a publié un recul de - 7 % de son chiffre d'affaires en France entre le 1er juillet 2012 et le 30 juin 2013 - soit 695 M€ qui représentent 8 % des ventes du groupe -, cela ne reflète pas la réalité. Ou du moins pas les achats réellement effectués par les consommateurs finaux. Ces ventes, mesurant les expéditions du leader des spiritueux vers ses revendeurs, ont en effet été réduits par un effet de surstockage. Beaucoup de distributeurs et de cafetiers ayant fait le plein des produits Pernod Ricard lors de son exercice précédent, c'est à dire à l'annonce de la hausse des taxes du 1er janvier 2012. Autant d'expéditions réalisées par anticipation qui ont ensuite généré un trou d'air.

Reste que ce phénomène qualifié de « technique » n'explique pas tout. « En France, les consommateurs ont subi une baisse de pouvoir d'achat. C'est aussi une problématique dont il faut tenir compte », indique Alexandre Ricard, directeur général délégué de Pernod Ricard. La preuve ? Les ventes du pastis Ricard ont souffert dans l'Hexagone, mais également à la frontière du côté espagnol où l'effet taxes n'était pourtant pas sensible ! « Il y a eu moins d'achats frontaliers à cause de la hausse du prix du carburant », admettent également les dirigeants du groupe. Sans compter la météo maussade du printemps dernier qui a plombé les anisés. Et si Absolut, Havana Club, Ballantine's et Aberlour se portent plutôt bien sur le marché français, Malibu reste à la peine.

« Nos ventes ont réellement reculé d'environ - 2 % », calcule Alexandre Ricard. Un chiffre un peu plus en phase avec le marché.

Rayon Boissons - Formules d'abonnement

LE MAGAZINE DES BOISSONS EN GRANDE DISTRIBUTION

● L’expertise du seul magazine dédié aux boissons en GMS
● De nombreux reportages en magasins, enquêtes et dossiers produits
● L’évolution chiffrée et les tendances fines du rayon liquides et vins

Profitez d'une offre découverte 3 mois