Taxes

+ 4 % d’inflation sur les sodas et les apéritifs en janvier

6 février 2012 - Benoît Moreau

Comme annoncé par Rayon Boissons sur son site dès le 25 janvier, les premiers effets des nouvelles taxes sur les BRSA et les spiritueux ont été immédiats dans les hypermarchés et les supermarchés. Ce que les données du panéliste SymphonyIRI confirment. "Trois groupes de familles se distinguent avec une inflation très soutenue : les boissons rafraîchissantes gazeuses, les apéritifs et les alcools », indique Jacques Dupré, directeur de SymphonyIRI Group. Chacune de ces catégories a vu ses prix augmenter de près de 4 % entre fin décembre 2011 et la dernière semaine de janvier 2012 en hypers et supermarchés. Des hausses qui contrastent avec l'ensemble des produits de grande consommation qui enregistre une stabilité des prix de l’ordre de 0,3 % sur la même période.

Dans les spiritueux, les écarts demeurent sensibles sur les segments fortement impactés par les nouvelles taxes. L’inflation se monte par exemple à + 5 % sur les anisés et à + 4,5 % sur les whiskies et les eaux de vie. Au fil des semaines, la valse des étiquettes devrait toutefois se poursuive. La plupart des enseignes ont en effet stocké deux à quatre mois de marchandises sur une centaine de références incontournables des spiritueux.

En revanche, il semble que l’essentiel des augmentations soient déjà passées sur les sodas. Sur cette catégorie, l’effet taxes atteignait déjà + 3,9 % à fin janvier avec de grandes disparités entre les MDD et les marques nationales. La taxe supplémentaire sur les boissons avec sucre ajouté et édulcorées atteignant plus de 7 centimes d'euro TTC par litre quelque soit la valeur faciale de l’article. Résultat : « les prix ont bondi de + 9 % sur les boissons gazeuses MDD et de + 20 % sur les premiers prix », relève Jacques Dupré

A contrario, sur les grandes marques de boissons gazeuses, la hausse s’est cantonnée à + 3,4 %. Une bataille tarifaire s’est notamment engagée sur quelques références emblématiques. Selon les relevés effectués en magasins par la rédaction de Rayon Boissons, il n’était pas rare de trouver le PET 1,5 l de Coca-Cola regular à 1,10 € chez Leclerc. Une initiative qu’ont souvent dû suivre à marche forcée certains de ses concurrents directs. « On constate généralement une inflation plus mesurée dans les zones où Leclerc est fortement implanté, rappelle Jacques Dupré. C’était déjà le cas l’an dernier avec les hausses liées aux coûts des matières premières. »

Sur la taxe, Leclerc a été l’une des rares enseignes à stocker massivement certains produits phares des BRSA. Et un adhérent de confier à Rayon Boissons : « nous avons de grandes réserves dans nos magasins et d’importantes possibilités de trésorerie. » La volonté d'être le moins cher fait le reste.

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