Négociations : les discussions sont reparties

La seconde réunion de suivi des négociations commerciales portant sur l’impact de la crise ukrainienne s’est tenue le 24 mars. Près de 10 % des fournisseurs de grandes marques ont fait des demandes de réouverture des contrats. Les pouvoirs publics espèrent valider une charte de bonne conduite dès cette semaine.

Les pouvoirs publics surveillent le sujet comme le lait sur le feu. Comme annoncé le 18 mars dernier, la ministre déléguée auprès du ministre de l'Économie, Agnès Pannier-Runacher, et le ministre de l’Agriculture, Julien Denormandie, ont réuni jeudi 24 mars les acteurs de la chaîne alimentaire lors d’une réunion de suivi hebdomadaire. Elle est liée aux impacts de la guerre en Ukraine sur les hausses de matières premières et d’énergies. « Il y a une vraie prise de conscience. L’ensemble des parties prenantes ont senti le besoin de faire un pas les uns vers les autres, indique le cabinet d’Agnès Pannier-Runacher . Nous avons noté plus d’homogénéité dans les discours des distributeurs. »

Preuve en est, acheteurs et comptes clés ont pris date pour se retrouver dans les box. À ce jour, 10 % des fournisseurs de marques nationales, membres de l’Ilec, ont déjà sollicité les distributeurs. « Les négociations des marques nationales ont été clôturées le 1er mars, précise le ministère de l’Agriculture. La réouverture de contrats s’effectue sur la base de clauses qui permettent de revoir les tarifs. Les hausses des matières premières, des emballages, de l’énergie ou du transport peuvent être ainsi prises en compte. » Point réglementaire, la loi encadre la durée de ce dispositif à un mois entre la demande du fournisseur et la fin des discussions. 

En parallèle, au vu de la bonne volonté des représentants du monde agricole, de l’industrie agroalimentaire et de la grande distribution, le gouvernement pense valider une charte de bonne conduite dès cette semaine. Celle-ci s’articule autour de trois principes : la prise en compte du contexte par les distributeurs pour rouvrir les discussions sur les tarifs et les périodicités des indexations, la mise en place d’un moratoire sur les pénalités logistiques et la nécessité de justifier les demandes de hausses par les fournisseurs. 

Un autre sujet est aussi apparu sur la table : l’évolution de l’étiquetage. « Les modifications des chaînes d’approvisionnement obligent les entreprises à revoir leurs recettes, explique le cabinet du ministre de l’Agriculture. Un travail est en cours pour apporter de la souplesse au niveau de la réglementation sur l’étiquetage des produits, et ce, dans un cadre bien déterminé. » Les services de Bercy réalisent actuellement un diagnostic sur la situation en lien avec les industriels. Les associations des consommateurs seront également consultées avant l’adoption de nouvelles mesures.

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