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États généraux de l'alimentation

Vers une hausse du seuil de revente à perte [J.B.]

21 Décembre 2017

Le Premier ministre Édouard Philippe clôturera les États généraux de l’alimentation ce jeudi à 18h. Une hausse de + 10 % du SRP sur les denrées alimentaires et un encadrement des promotions figurent parmi les mesures qui seront annoncées.

Le ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation Stéphane Travert lors de la signature de la charte d’engagement pour une relance de la création de valeur en novembre dernier.

Les mesures avaient été annoncées début octobre par le président Emmanuel Macron mais elles n’avaient pas encore été chiffrées. Ce sera le cas, aujourd’hui, au cours de la journée de clôture des États généraux de l’alimentation animée par le ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation Stéphane Travert et conclue par le Premier ministre Édouard Philippe.

Après cinq mois de discussions avec l’ensemble des maillons du secteur alimentaire, les représentants du gouvernement détailleront les actions qu’ils souhaitent mettre en œuvre « d’ici la fin du premier semestre 2018 » afin de « relancer la création de valeur et d’en assurer l’équitable répartition, notamment pour permettre aux agriculteurs de vivre dignement de leur travail ».

Parmi elles, figurent le relèvement du seuil de revente à perte de + 10 % « pour prendre en compte les coûts logistiques ». Ce qui devrait entraîner une hausse mécanique de + 10 % des prix des produits actuellement vendus à marges nulles en GMS. Et offrir au passage un beau ballon d'oxygène aux distributeurs prisonniers depuis plusieurs années de la guerre des prix.

Autre annonce choc à venir : l’encadrement des promotions qui ne pourront plus aller au-delà de - 34 % du prix normal et de 25 % des volumes annuels vendus.

Ces deux mesures, prises par ordonnance, seront expérimentées pendant deux ans et accompagnées d’un dispositif de suivi destiné à évaluer leur impact sur la filière agroalimentaire et à s’assurer que la valeur dégagée soit bien reversée aux producteurs. Un objectif dont doutent déjà plusieurs acteurs des États généraux de l’alimentation, dont les associations de consommateurs ou encore la Feef, représentant les PME.

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