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On a testé le nouveau chatbot de Monoprix [C.B.]

23 Octobre 2018

Monoprix lance à son tour un conseiller virtuel pour guider les clients sur le rayon vins de son site internet. Baptisé Magnum, ce chatbot créé par la start-up Matcha a pour mission de renforcer l’image de spécialiste de l’enseigne du groupe Casino. Rayon Boissons a engagé la conversation avec ce caviste virtuel.

À l’image de ce qu'ont pu faire Leclerc, Lidl et Carrefour avec Tom ou Balthus à l’occasion de leurs foires aux vins ou encore Auchan avec Pierre, Monoprix a désormais son propre caviste virtuel. Ce conseiller nommé Magnum s’emploie à guider les clients de l’enseigne sur le site internet, en leur proposant les vins les plus adaptés à leurs attentes via une fenêtre de conversation.

La solution développée par la start-up francilienne Matcha est accessible tant sur ordinateur que sur smartphone. Depuis la mise en service de cet expert virtuel début septembre « 25 % des échanges ont débouché sur une mise au panier », selon Monoprix.

Si Magnum ne vient pas à notre rencontre après la simple saisie du mot « vin » dans la barre de recherche principale, il apparaît en revanche rapidement dès lors que l’on accède au rayon via le menu latéral ou lorsque l’on consulte une fiche produit.

Au premier clic sur la bouteille au nœud papillon, le chatbot se présente « prêt à vous conseiller ! »

Il propose alors plusieurs clés d’entrée comme le type d’occasion, l’accord mets-vin, l’utilisation (pour offrir, pour conserver) ou encore les goûts du consommateur.

Une fois le type de vin recherché et le budget choisis, Magnum propose une sélection de plusieurs vins, le plus souvent quatre, répondant aux critères.

Le conseiller peut même allier plusieurs requêtes, par exemple ici un vin blanc sec, fruité, avec un potentiel de garde entre 10 et 20 euros.

Sur les accords mets-vins, Magnum se révèle facile et agréable d’utilisation sur toutes sortes de plats.

En revanche, le chatbot supporte mal les fautes de frappe. Ne comptez pas sur lui pour vous conseiller si votre doigt dérape : vous serez invité à reformuler votre demande.

De manière générale, le système fonctionne mieux si l’utilisateur opte pour les suggestions de réponses qui apparaissent sous chaque question. Si l’on s’aventure dans des phrases trop compliquées ou avec un terme négatif comme « un vin effervescent, mais pas un champagne », Magnum ne saisira pas la nuance puisqu’il se base sur un système de mots-clés.

En conclusion, Magnum remplit bien la mission qui lui est confiée. Simple et agréable d’utilisation, il sera certainement utile aux consommateurs, notamment pour ses conseils d’accords-mets vins à l’approche des fêtes de fin d’année. En revanche, il ne faut pas s’attendre à entretenir une conversation trop complexe avec ce conseiller qui reste avant tout virtuel.

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