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Eaux : Mont Roucous réfute les analyses de « 60 Millions de Consommateurs » [Elodie Martel]

25 Mars 2013

C’est un pavé dans la mare qui devait forcément faire réagir. Ce matin, le magazine 60 Millions de Consommateurs, en collaboration avec la fondation France Liberté, a dévoilé une étude portant sur 47 bouteilles d'eau, trois bonbonnes d'eau et une dizaine d'échantillons d'eau du robinet prélevés dans trois départements Elle a conclu à la présence de traces de pesticides et de médicaments dans 10 % des produits analysés. Le dossier du magazine consumériste pointe notamment du doigt la présence supposée de tamoxifène, une hormone de synthèse utilisée dans le traitement du cancer du sein, dans les eaux Saint Yorre, Salvetat, Saint Amand (Clos de l’Abbaye), Carrefour Discount (source Céline) et Mont Roucous. Cette dernière n’a pas tardé à démentir cette information (voir courrier ci-dessous), mettant en cause les procédures du laboratoire d’analyse sollicité par 60 Millions de consommateurs. Le minéralier a lui-même fait réaliser des recherches qui n’auraient pas conclu à la présence de tamoxifène avec un seuil de détection à 0.01 nanogramme par litre d’eau.

"RÉPONSE SUITE ARTICLE PARU DOSSIER « EAUX » DU MAGAZINE 60 MILLIONS DE CONSOMMATEURS (N°481 du 25 mars 2013)

MONT ROUCOUS, LE 25 MARS à 11H50

  • • Le magazine 60 millions de consommateurs a mené une étude parue dans leur magazine concernant l’eau du robinet, l’eau de source et l’eau minérale. De nombreuses marques sont mises en cause par des résultats qui mentionnent la présence de certaines molécules indésirables.

  • • Concernant la source Mont Roucous, ces analyses mentionnent la trace d’une molécule contenue dans un médicament indiqué dans le traitement du cancer du sein (Tamoxifène).

  • • Des échantillons témoins des productions sont stockés dans une hydrothèque pendant toute la durée de vie du produit (DLUO). Suite aux réserves que nous avions concernant ces résultats d’analyses, nous avons fait procéder à deux contre- expertises dans un laboratoire indépendant du CNRS et de l’Université de Bordeaux dirigé par le Docteur Hélène BUDZINSKI et spécialisé dans la recherche de ce type de molécules dans des traces aussi faibles. A ce laboratoire, nous avons envoyé des bouteilles du jour de production à une heure très proche de celle analysée par le magazine ainsi que des bouteilles de la production actuelle.

Les résultats communiqués par 60 M de consommateurs donnaient une teneur en TAMOXIFENE de 138 nanogrammes par litre d’eau (= 0.138 microgrammes par litre d’eau). Le laboratoire qui a effectué nos contre-analyses n’a trouvé aucune trace de cette molécule avec un seuil de détection à 0.01 nanogramme par litre d’eau, soit une limite de détection bien en deçà des 138 nanogrammes par litre annoncés.

Manifestement, comme cela leur avait été signifié par la chambre syndicale des eaux minérales, le laboratoire de 60 millions de consommateurs n’a pas pris toutes les précautions nécessaires pour garantir la fiabilité d’analyse obligatoire sur ce type de recherches de molécules.

Mont Roucous jaillit à 1000 mètres d’altitude, sur sa propriété privée de 60 hectares de forêt originelle. Elle est située au coeur d’un territoire naturel et sauvage, dans le parc naturel du Haut Languedoc, à plus de 40 kms de toute concentration urbaine (Castres = 44 000 habitants, Albi = 46 000 habitants).
Sur une zone protégée exempte de toutes activités agricoles et industrielles, cet environnement privilégié et son sol granitique garantissent à notre eau une très grande pureté naturelle.

• Nous mettons en doute la fiabilité de ces résultats d’analyses :

Seuls quelques laboratoires sont capables d’effectuer ce genre d’analyses et de fournir des résultats fiables.
La recherche de molécules dans des teneurs aussi faibles nécessite en plus d’un matériel de haute technologie, une méthodologie extrêmement rigoureuse pour l’obtention de résultats fiables. En effet de nombreuses contaminations peuvent être apportées :

  • - par l’appareillage utilisé lors d’analyses successives des échantillons

  • - par le matériel comme la verrerie sur lequel les molécules d’analyses précédentes peuvent se fixer

  • - par l’analyste qui peut avoir touché ou absorbé l’une des molécules recherchées, il est important de souligner que les protocoles exigent que l’analyste en plus des équipements de laboratoire ne doit pas porter de parfum, crèmes ou autres cosmétiques, ne pas avoir fumé ni bu de café.

De plus la méthode utilisée par le laboratoire qui a réalisé les analyses est sujette à contestation, la méthode ne semble pas adaptée à la quantification, source information de la Chambre Syndicale des Eaux Minérales.

Dans toute démarche scientifique, les analyses doivent être répétées sur plusieurs échantillons afin de considérer les résultats comme fiables. Il est indispensable de confirmer la détection des molécules mentionnées au moins sur deux bouteilles, de notre eau minérale naturelle, produites à des dates différentes.

A la réception de nos résultats de contre analyses et, avant la parution du magazine, nous avons adressé une lettre recommandée avec accusé de réception au magazine 60 millions de consommateurs pour leur faire part de l’absence de cette molécule indésirable et leur proposer de nous contacter.

Nous les avons mis en garde du risque pour notre société, de communiquer un résultat erroné qui nous porterait gravement et faussement préjudice.

Néanmoins, ils ont quand même pris la décision de diffuser cette fausse information, sans tenir compte des résultats certifiés par un laboratoire indépendant, expert et sans nous consulter.

Nous considérons que cet article paru dans leur magazine est totalement erroné et incroyablement discriminant."

Le magazine du mois