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Distribution

Le calcul du seuil de revente à perte en ligne de mire [Y.D.]

11 Octobre 2017

À quelques heures de la prise de parole du président de la République, Emmanuel Macron, Rayon Boissons revient sur le projet du relèvement du seuil de revente à perte qui focalise les débats à l’occasion des États Généraux de l’Alimentation.

Voici venu le jour tant attendu ! Cet après-midi, le président de la République Emmanuel Macron va prendre la parole à Rungis (94) dans le cadre des États Généraux de l’Alimentation. Il fixera les nouvelles orientations à partir des travaux réalisés lors des ateliers 5 et 7 visant à rendre « les prix d’achats des produits agricoles plus rémunérateurs pour les agriculteurs » et à « améliorer les relations commerciales entre les producteurs, les transformateurs et les distributeurs ».

Un discours très attendu de la part des professionnels des filières agricoles, industriels agroalimentaires et distributeurs. Il est vrai que les 15 derniers jours ont connu beaucoup d’agitations suite à l’une des propositions évoquée lors des ateliers des États Généraux, à savoir « relever le seuil de revente à perte » des produits de consommation courante.

L’idée serait d’inclure aux prix d’achats les coûts liés à la logistique ou encore aux frais de mise en marché. Soit environ 15 % du prix d’achats. Ce projet est notamment soutenu par la FNSEA, Coop de France, l’Association nationale des industries alimentaires (Ania) ainsi que la plupart des distributeurs, membres de la Fédération du Commerce et de la Distribution (Carrefour, Casino, etc.), Système U et Intermarché.

Seul manque à l’appel Leclerc. Son porte-parole Michel-Edouard Leclerc (MEL) est vent debout contre cette proposition qu’il considère comme une taxe déguisée qui va grever le pouvoir d’achats des consommateurs. Une mesure estimée par l’UFC que choisir à 1,4 milliard d’euros d’augmentation de prix. MEL remet surtout en cause le bien-fondé de cette mesure qui ne profitera pas aux agriculteurs, mais aux grands groupes de l’industrie agroalimentaire. La Fédération des entreprises et entrepreneurs de France ne dit pas autre chose.

MEL n’est toutefois pas seul dans son combat. Il est rejoint par les associations de consommateurs qui ont adressé une lettre ouverte hier au Chef de l’État en lui demandant de ne pas suivre cette mesure. Réponse cet après-midi.