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Kronenbourg envisage une augmentation de + 1,5 % à + 2 % de ses tarifs [Karine Ermenier]

22 Octobre 2010
Thomas Amstutz, PDG des Brasseries Kronenbourg (photo RB)

Lors de la présentation de ses résultats commerciaux à la presse hier, Thomas Amstutz, PDG des Brasseries Kronenbourg a tenu à évoquer la flambée des coûts des matières premières. Suite aux problèmes climatiques survenus au Pakistan et en Russie cet été, le prix de l’orge brassicole aurait ainsi grimpé de + 60 % à + 80 %. « De par notre taille, nous allons pouvoir maîtriser une partie de cette hausse grâce à nos contrats à long terme, a précisé le dirigeant suisse. Reste néanmoins une augmentation que nous ne pourrons pas absorber entièrement. Nous allons déjà en prendre la moitié à notre charge. Le reste nécessitera une augmentation de tarifs de l’ordre de + 1,5 % à + 2 % ».

Côté résultats, les Brasseries Kronenbourg se réjouissent d’avoir réussi à réduire leur recul de parts de marché en volumes de – 0,8 point de janvier à fin août 2010, contre – 2,8 pts et – 3,3 pts les années précédentes. Le premier intervenant brassicole de France représente ainsi 30,9 % des volumes du marché (33,3 % de PDM en CHD, 29,6 % en hypers/supers/hard-discount). En grande distribution, Kronenbourg et Kanterbraü sont les deux marques responsables du recul de parts de marché du brasseur à raison de - 0,4 point pour l’une et – 0,5 point pour l’autre. Tandis que 1664, Grimbergen, Carlsberg et les autres (Guinness, etc.) ont réussi à stabiliser leurs positions.

Le redressement de 1664, de Grimbergen (notamment en CHR) et de Carlsberg permet néanmoins aux Brasseries Kronenbourg de progresser de + 1,5 % en chiffre d’affaires de janvier à fin août 2010. Ce CA s’établit à 813 millions d’euros en 2010. Grâce au lancement de Sélection des Brasseurs, même la signature Kronenbourg progresse en valeur : + 0,7 %. La rentabilité de la filiale française de Carlsberg se bonifie également aux dires de son PDG. Notamment grâce aux fermetures opérées ces deux dernières années par Thomas Amstutz et ses équipes des diverses structures satellites du brasseur, liées pour la plupart à son ancienne activité de distribution de bière en CHR, Elidis. « Mais le ménage est désormais terminé, confie le PDG. Et je suis heureux de pouvoir annoncer aux salariés de la brasserie que le résultat opérationnel de l’entreprise est en hausse. Ca fait plaisir en interne. »

Thomas Amstutz a par ailleurs confirmé à Rayon Boissons la fermeture du site fribourgeois de Carlsberg en Suisse. Et le rapatriement de 20 % des volumes de cette filiale de Feldschlössen vers le site français d’Obernai. Une belle aubaine pour les Brasseries Kronenbourg qui disposent encore d’au moins un à deux millions d’hectolitres de capacité disponible. « Pour autant, mes résultats ne seront pas jugés sur ces volumes supplémentaires mais bien sur ceux que nous commercialisons en France », tient à préciser Thomas Amstutz !

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